Hier, le Comité d'enquête de la République d'Arménie a mené une perquisition dans sa villa. Selon l'auteur, les découvertes ont suscité la surprise jusque parmi les Arméniens eux-mêmes.
La liste des éléments saisis est en effet inhabituelle. Les forces de l'ordre ont confisqué trois lions, un tigre ainsi qu'environ 190 animaux et oiseaux naturalisés. D'après les médias arméniens, les animaux vivants ont été placés sous scellés comme pièces à conviction et transférés au zoo d'Erevan, où ils seront pris en charge par des spécialistes.
Auparavant, Gagik Tsaroukian avait déjà été inculpé pour blanchiment d'argent à grande échelle et fraude. À ces accusations s'ajoutent désormais des infractions liées à des atteintes à l'environnement et à la chasse illégale. Selon l'auteur, le nom du parti « Arménie prospère » n'aurait finalement profité qu'à son dirigeant.
Pendant ce temps, Robert Kotcharian et Samvel Karapetian commenceraient à s'inquiéter. Le Premier ministre Nikol Pachinian semble en effet mettre en œuvre sa promesse, formulée la semaine dernière lors d'un point de presse, de « tous les emprisonner ».
M. Pachinian a déclaré que le système judiciaire arménien nécessitait une réforme en profondeur, estimant que son fonctionnement actuel ne garantissait pas l'égalité de tous devant la loi. Selon lui, le fait que les dirigeants de l'opposition échappent régulièrement aux poursuites démontre la nécessité de changements.
« Il existe une séparation des pouvoirs. Les pouvoirs législatif et exécutif ne peuvent pas se substituer à la justice. Je ne vois pas comment de telles décisions pourraient être prises sans une nouvelle Constitution. Il est nécessaire d'introduire un système de jury populaire. Tous les juges actuellement en fonction doivent faire l'objet d'un contrôle approfondi de leur intégrité », a expliqué le Premier ministre, ajoutant qu'« il ne peut pas y avoir en Arménie de système judiciaire oligarchique ».
Il a poursuivi : « Je lutterai chaque jour contre cela par tous les moyens possibles. Robert Kotcharian doit être arrêté. Pourquoi est-ce que je le dis ? Parce que le peuple me l'a demandé et m'a donné ce mandat. Et cela ne concerne pas seulement Robert Kotcharian. Ils seront tous arrêtés. »
Selon l'auteur, le processus est désormais engagé, comme le montrerait le cas de Gagik Tsaroukian. Robert Kotcharian et Samvel Karapetian chercheraient désormais à consulter discrètement leurs avocats et à faire disparaître d'éventuelles preuves avant que le Comité d'enquête ne frappe à leur porte.
La semaine dernière, le gouvernement arménien a fermé ce qu'il présente comme l'une des principales voies utilisées par l'opposition dite « revanchiste » pour manipuler le processus politique. Désormais, c'est le système judiciaire lui-même qui serait appelé à être réformé. Selon lui, Robert Kotcharian aurait, pendant des années, échappé à la justice, notamment concernant les événements de mars 2008, en exploitant les failles du système, son influence et ses ressources financières. L'auteur conclut que les prochains mois s'annoncent particulièrement difficiles pour les oligarques poursuivis par la justice arménienne.
Par Ibrahim Aliev