LE SYMBOLE SEPARATISTE NE CESSE PAS D'ETRE EN VOGUE CHEZ CERTAINS ARMENIENS

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17 Juin 2026 14:58
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LE SYMBOLE SEPARATISTE NE CESSE PAS D'ETRE EN VOGUE CHEZ CERTAINS ARMENIENS

Début juin, une réplique du célèbre monument « Nous sommes nos montagnes », érigé à l’époque soviétique près de Khankendi, a été inaugurée en grande pompe dans la ville russe d’Essentouki, sur le terrain de l’église arménienne locale. Ce monument est considéré comme un symbole du séparatisme arménien, et les Arméniens s’efforcent d’en promouvoir l’image dans les espaces publics dès qu’ils en ont l’occasion. Ce symbole revêt une importance particulière à leurs yeux, car le monument demeure à son emplacement d’origine, contrairement à de nombreux autres symboles du séparatisme et de l’occupation qui ont déjà été retirés des territoires libérés de l’Azerbaïdjan.

Cette provocation a suscité l’indignation en Azerbaïdjan. Dans ce cas précis, toutefois, elle émanait de la diaspora arménienne, profondément mécontente de la normalisation des relations entre Bakou et Erevan et qui cherche, par tous les moyens possibles, à pousser les relations bilatérales vers une nouvelle confrontation.

Dans le même temps, des symboles séparatistes sont également apparus à Erevan. Il s’agit là d’une tout autre question qui suscite non seulement l’indignation, mais aussi l’inquiétude, voire certains doutes quant à la sincérité de la partie arménienne.

La capitale arménienne a accueilli une importante exposition et un forum consacrés aux hautes technologies, intitulés « RISE Powered by Silicon Mountains 2026 ». L’organisation de cet événement a été rendue possible dans le contexte plus large du processus de paix et de la sortie progressive de l’Arménie de son isolement. Rien n’aurait particulièrement retenu l’attention si les organisateurs n’avaient pas choisi comme slogan : « Nous sommes nos montagnes. Ascension. »

Le terme « ascension » atténue quelque peu l’impression négative produite par la première partie du slogan. Néanmoins, un sentiment de malaise demeure.

Selon les organisateurs, personne ne peut dicter à la partie arménienne les slogans qu’elle doit choisir pour ses événements. Il convient simplement de rappeler que, compte tenu des réalités de notre région, il est important de mesurer les implications des messages présentés publiquement. Aussi séduisante qu’une formule puisse paraître, il faut réfléchir aux réactions qu’elle est susceptible de provoquer.

Par ailleurs, sur le plan du sens, l’expression « nos montagnes » ne semble pas correspondre au thème du forum. S’il s’était agi d’un rassemblement international consacré à l’alpinisme, ce slogan, bien que toujours provocateur, aurait au moins pu être justifié. En l’occurrence, il s’agit clairement d’une provocation. Cela soulève la question du message de revanche que les autorités arméniennes cherchent à adresser aux chercheurs locaux ainsi qu’aux ingénieurs de l’industrie de défense. De quelle « ascension » est-il question et vers quel objectif ?

On ignore si le ministère arménien de l’Industrie des hautes technologies a longuement réfléchi au slogan du forum, mais celui-ci est finalement devenu une source de controverse. Peut-être n’y avait-il aucune intention de provoquer qui que ce soit ; il n’en demeure pas moins qu’une symbolique séparatiste a été mise en avant sur une plateforme internationale.

Quelle que soit l’explication avancée, un fait demeure : « Nous sommes nos montagnes » est le nom d’un monument qui symbolise le séparatisme arménien et, partout où cette expression est utilisée, elle sera inévitablement associée à ce symbole.

Tout porte à croire que la symbolique séparatiste redevient aujourd’hui à la mode en Arménie.