L’Union européenne exige de la Géorgie qu’elle adopte des sanctions contre la Russie si elle souhaite conserver son régime de circulation sans visa avec l’UE.
C’est ce qu’a déclaré aux journalistes le président du Parlement géorgien, Chalva Papouachvili.
« Ils (l’UE, ndlr) nous disent que si nous voulons maintenir le régime sans visa, nous devons imposer des sanctions à la Russie, autrement dit nous engager dans une forme de suicide. Si nous nous détruisons nous-mêmes, qui pourra encore voyager sans visa vers l’Union européenne ? Qu’ils nous l’expliquent. Ils nous demandent de ruiner notre propre pays en imposant des sanctions à la Russie et d’aligner davantage notre politique des visas sur celle de l’Union européenne. Nous ne détruirons pas notre pays, même si Bruxelles veut faire du visa une arme politique », a déclaré M. Papouachvili.
Auparavant, le ministère géorgien des Affaires étrangères avait annoncé que des discussions avec la partie géorgienne se tiendraient le 11 juin à Bruxelles au sujet du régime sans visa avec l’Union européenne et des problèmes qui y sont liés. Il s’agira de la première réunion de ce type depuis plusieurs années, après la détérioration des relations entre Tbilissi et Bruxelles.
Le 19 décembre 2025, la Commission européenne a publié son huitième rapport sur le mécanisme de suspension du régime sans visa. Le document indique que les autorités géorgiennes n’ont pas mis en œuvre certaines recommandations, notamment l’abrogation de plusieurs lois. Selon ce rapport, après l’entrée en vigueur, le 30 décembre 2025, des nouvelles règles simplifiées de suspension du régime sans visa, les détenteurs de passeports diplomatiques pourraient être les premiers à perdre leurs privilèges en matière de visas. Dans un second temps, cette mesure pourrait être étendue à l’ensemble des citoyens géorgiens.