LES FAUX-SEMBLANTS ARMENIENS ET LA REALITE DU KARABAGH: UNE THEMATIQUE ABORDEE SOUS L'ANGLE DU DROIT INTERNATIONAL ET DE L'EXERCICE DE LA SOUVERAINETE

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24 Avril 2026 15:48
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LES FAUX-SEMBLANTS ARMENIENS ET LA REALITE DU KARABAGH: UNE THEMATIQUE ABORDEE SOUS L'ANGLE DU DROIT INTERNATIONAL ET DE L'EXERCICE DE LA SOUVERAINETE

La communauté arménienne veut marquer ce qu’elle considère comme une date historique décisive. Cette commémoration tire sa portée de la consolidation, dans le discours international, du mythe du « génocide de 1915 ». Ce récit, construit historiquement et politiquement au sein de l’espace soviétique puis propagé sur la scène mondiale, a constitué le levier fondamental pour la promotion de la question arménienne et des intérêts arméniens dans le monde.

La turcophobie latente présente dans les sociétés occidentales, conjuguée aux ressources financières de la diaspora arménienne, a permis à cette communauté de bénéficier de privilèges et d’influences qui ne reposent ni sur des réalisations tangibles ni sur des compétences particulières, mais sur un récit émotionnel manipulé.

Mardi dernier, les médias arméniens ont relayé avec emphase la démolition, à Khankendi, d’une construction récente érigée durant les années d’occupation arménienne. Cette « hystérie médiatique » témoigne d’une instrumentalisation politique de l’émotion collective. L’édifice en question, assimilé par les nationalistes arméniens à un élément de leur identité culturelle, est présenté comme un symbole de l’« effacement » supposé de l’histoire arménienne. Cette perception révèle non seulement la fragilité du récit identitaire arménien, mais aussi la réduction problématique de la mémoire collective à quelques décennies seulement.

Il serait bon d’examiner la situation sous l’angle du droit international et de la souveraineté territoriale. Premièrement, l’Azerbaïdjan exerce ses prérogatives sur un territoire reconnu internationalement. L’« occupation » du Karabagh n’existe que dans le récit nationaliste arménien ; le droit international, tel que reflété par les résolutions des Nations unies et la pratique diplomatique mondiale, reconnaît la région comme faisant partie intégrante du territoire azerbaïdjanais. Les événements internationaux organisés à Khankendi, y compris les visites de chefs d’État et de délégations économiques, illustrent concrètement cette reconnaissance. À l’inverse, durant la période d’occupation arménienne, seules certaines délégations lobbystiques de pays limités pouvaient accéder à la ville, conformément à la perception internationale de ces territoires comme occupés. La légitimité d’aujourd’hui de l’Azerbaïdjan à administrer et à effectuer des travaux sur ses terres libérées découle donc d’un droit souverain reconnu, et non d’une faveur diplomatique.

Deuxièmement, il est essentiel de distinguer entre patrimoine historique et constructions récentes. Les démolitions effectuées concernent exclusivement des édifices construits durant l’occupation arménienne et ne constituent pas un patrimoine historique ou culturel nécessitant une protection universelle. Leur valeur symbolique n’existe que pour les anciens occupants et séparatistes ; pour les populations autochtones et les autorités légitimes, elles obstruent simplement l’accès au patrimoine authentique.

Troisièmement, l’argument de la continuité arménienne dans la région ne résiste pas à l’examen historique. Khankendi, avant la soviétisation et la création du prétendu « NKAO » ("Région Autonome du Haut-Karabagh"), ne comptait pas de population arménienne significative. Les églises arméniennes y ont été érigées exclusivement après la première guerre du Karabagh, et non dans le cadre d’un héritage historique authentique. Par ailleurs, la Khankendi azerbaïdjanaise historique fut détruite sous l’ère soviétique, remplacée par Stepanakert, ce qui souligne que l’argument d’une continuité historique arménienne dans la ville est artificiel.

Ainsi, l’analyse révèle trois constats majeurs : la légitimité territoriale de l’Azerbaïdjan, l’absence de patrimoine historique authentique dans les constructions contestées, et l’inanité historique de la présence arménienne ancienne dans la région. Ce cadre analytique permet de replacer le discours émotionnel arménien dans une perspective juridique et historique rigoureuse : la responsabilité devant le droit international incombe exclusivement aux États et aux acteurs qui violent la souveraineté reconnue et détruisent le patrimoine historique véritable, et non à ceux qui rétablissent l’ordre sur leur territoire légitime.

Sous leurs pieds, l’Histoire oubliée : vandalisme, patrimoine et souveraineté

Même à Erevan, de nombreux habitants ignorent ce qui se trouve sous leurs pieds. Et pourtant, sous la capitale moderne se trouve le véritable Erevan, historique et non arménien. L’histoire authentique de cette ville et, plus largement, de l’Arménie, a été littéralement écrasée sous l’asphalte. Le même processus a été appliqué à Khankendi. Initialement, l’Arménité aspirait à s’approprier Choucha, mais ce territoire ne lui fut pas concédé. Elle entreprit alors la fabrication d’une « capitale ancienne » à Khankendi, procédant selon une méthode déjà éprouvée : détruire tout ce qui pouvait susciter le doute.

Avant sa transformation en « Stepanakert », Khankendi comptait 37 quartiers, dont 15 principaux, chacun doté de ses propres mosquées. Dans le village du Khan et ses alentours se dressaient 17 mausolées, aucun n’ayant survécu à l’occupation arménienne. Au cours du dernier siècle, y compris pendant l’occupation des années 1990, 80 monuments du patrimoine historique et culturel du peuple azerbaïdjanais furent détruits à Khankendi.

Selon l’inventaire établi par le Comité d’État pour les structures religieuses, plus de 400 monuments historiques et religieux se trouvaient sur les territoires de l’Azerbaïdjan occupés par l’Arménie. Parmi eux, 67 étaient des mosquées et 192 des sanctuaires, mausolées et autres lieux sacrés. Dans le district de Choucha, 13 mosquées furent entièrement détruites ; à Aghdam, 5 ; à Fizuli, 16 ; à Zangilan, 12 ; à Djébraïl, 5 ; à Goubadli, 8 ; à Lachin, 8. À la mosquée Juma d’Aghdam, encore relativement intacte, les minarets avaient été utilisés à des fins militaires et l’édifice abritait du bétail.

Le vandalisme s’est également étendu aux monuments religieux situés sur les terres historiques azerbaïdjanaises en Arménie : la mosquée Shah Abbas, la mosquée Damirbulag, la mosquée Hadji Novruz Ali, la mosquée Sardar, les sanctuaires Bugakyar et Agadede, ainsi que d’autres lieux saints ont été entièrement détruits. En 1915, on dénombrait 382 mosquées dans le gouvernorat d’Erevan, notamment 38 dans le district de Zangezur, 25 dans celui d’Echmiadzin, 20 dans le district de Surmalin et 47 dans le district de Sharur-Daralaz. Ces chiffres rappellent aux voisins arméniens les limites de leur « tolérance » lorsqu’ils se vantent aujourd’hui de la seule mosquée Bleue, conservée mais détournée de son usage originel.

Pendant l’occupation arménienne au Karabagh et dans le Zanguezour oriental, non seulement les mosquées, mais également d’autres constructions de l’époque musulmane – caravanserails, bains, mausolées et anciens cimetières – furent détruites. Les églises n’échappèrent pas non plus à ce sort : les églises albanaises furent mutilées au point de devenir méconnaissables, et les églises orthodoxes subirent le même traitement. Tous ces faits ont été documentés.

En décembre 2021, la Cour internationale de justice (CIJ) de l’ONU, dans l’affaire « Arménie contre Azerbaïdjan », a sommé l’Azerbaïdjan de « prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir et sanctionner les actes de vandalisme et de profanation visant le patrimoine culturel arménien, y compris les églises et autres lieux de culte ». Cette décision apparaît dérisoire au regard de l’ampleur des destructions perpétrées par la partie arménienne elle-même. Les représentants arméniens aiment citer le droit international, mais ignorent ou occultent qu’ils violent ces mêmes normes depuis des décennies, allant jusqu’à trouver dans les conventions internationales des preuves implicites de leurs propres crimes.

Ainsi, l’article 15 du Deuxième protocole de 1999 à la Convention de La Haye interdit les dommages intentionnels aux biens culturels non utilisés à des fins militaires. De même, l’article 53 de la Convention de Genève du 12 août 1949 prohibe toute destruction de biens privés ou publics par une puissance occupante, sauf nécessité militaire absolue. Ces textes concernent la protection du patrimoine dans les territoires occupés, interdisant non seulement la destruction mais aussi la construction et la colonisation illégales.

Or, ces dispositions ne s’appliquent pas à l’Azerbaïdjan contemporain. Le Karabagh a toujours été et demeure un territoire internationalement reconnu comme faisant partie de l’Azerbaïdjan. Après septembre 2023, il ne s’agissait pas d’une « occupation » mais de la restauration de la souveraineté azerbaïdjanaise. Cette souveraineté est désormais reconnue par la communauté internationale.

L’Azerbaïdjan exerce donc ses droits souverains sur ses propres terres. Il est le maître légitime et n’a pris aucun engagement de préserver les constructions illégales laissées par les séparatistes. Comme indiqué à plusieurs reprises, toutes les structures illégales érigées pendant l’occupation arménienne seront démolies. Au regard des milliers de témoignages historiques et culturels azerbaïdjanais détruits par l’Arménie sur ses propres territoires et dans les zones occupées, la démolition de quelques constructions récentes dans le Karabagh représente une goutte d’eau dans l’océan.