LES KARAPETYAN IRRITENT LES ARMENIENS AVEC LEURS MILLIONS : L'INSOLENTE VANTARDISE DU NEVEU DU CANDIDAT

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14 Avril 2026 12:47
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LES KARAPETYAN IRRITENT LES ARMENIENS AVEC LEURS MILLIONS : L'INSOLENTE VANTARDISE DU NEVEU DU CANDIDAT

C’est son neveu, Narek Karapetyan, qui a rapporté l’information sur les réseaux sociaux, mêlant vantardise et tentative de justification. « Combien de gens connaissez-vous qui, même sous arrestation, parviennent à accroître leur fortune de près d’un milliard de dollars en une année ? » a-t-il écrit. Il a ajouté, optimiste : « Imaginez jusqu’où il pourra élever le niveau de vie du pays lorsqu’il dirigera le gouvernement arménien. Le temps du changement est arrivé ! »

Mais pour beaucoup d’Arméniens, cette démonstration de richesse provoque irritation et aigreurs. Alors que le pays traverse une crise sociale profonde, que les citoyens comptent chaque sou, voir un milliardaire s’enrichir encore sous les verrous ne fait qu’attiser le ressentiment.

Les méthodes exactes ayant permis cette augmentation restent obscures. Étant donné les liens de Samvel Karapetyan avec Robert Kocharyan, la transparence est mise en doute, suscitant des questions sur ce que pourrait devenir le pays si un tel homme d'affaires prenait le pouvoir. La population peut-elle réellement espérer une amélioration de son quotidien dans ce scénario ?

L’expérience récente rappelle que Kocharyan avait accumulé des années durant entreprises, terres et ressources sans bénéfices notables pour le peuple, ce qui explique son rejet persistant et le faible soutien électoral dont il bénéficie.

Aujourd’hui, l’Arménie dispose de perspectives prometteuses grâce à une dynamique de paix avec l’Azerbaïdjan, que Karapetyan semble vouloir compromettre au nom d’une vision d’« Arménie forte », mais sans paix ni stabilité réelle. Selon le Forbes 2026, sa fortune aurait crû de 900 millions de dollars, atteignant 4,1 milliards de dollars, mais à l’échelle d’un État, ce montant reste marginal et ne suffira pas à transformer l’économie sans coopération régionale, notamment avec les initiatives proposées par l’Azerbaïdjan.

Au final, le neveu ne fait ici que promouvoir son oncle, tandis que la population observe, perplexe et inquiète, l’écart croissant entre la richesse de l’élite et les difficultés du quotidien.

Par Mehti Ahmedzade