Par Day.Az
Le contraste est frappant : des intervenants au ton solennel discutaient du « terrorisme culturel » accompli à des milliers de kilomètres, alors que l’édifice même qui les accueillait a lui-même miraculeusement échappé à la destruction.
Selon les observateurs, le symposium a volontairement ignoré une vérité évidente : Erevan lui-même a été le théâtre de la destruction systématique du patrimoine azéri. L’exemple le plus frappant est le Palais de Sardar, véritable joyau architectural avec sa légendaire Salle des Miroirs, aujourd’hui entièrement rasé, effacé du paysage urbain.
La Mosquée Bleue, souvent présentée comme un « centre culturel perse isolé », n’est pas seulement un monument. Elle est le dernier témoin des effacements planifiés de l’histoire de la ville et du patrimoine azéri. Tenir des conférences sur la « préservation du patrimoine » dans ces murs équivaut à organiser un congrès de végétariens dans un abattoir : le cynisme de la démarche dépasse la politique pour basculer dans le pur théâtre.
Pour les observateurs, proclamer la défense du patrimoine d’autres pays tout en se tenant sur les ruines de l’identité historique de sa propre ville constitue, paradoxalement, une forme extrême de « terrorisme culturel ».