KOTCHARIAN RECONNAIT UN ECHEC : LA TENTATIVE DE « REVOLUTION » S’EST SOLDEE PAR UN FIASCO

Analyses
14 Mars 2026 16:51
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KOTCHARIAN RECONNAIT UN ECHEC : LA TENTATIVE DE « REVOLUTION » S’EST SOLDEE PAR UN FIASCO

Samvel Karapetyan aurait, selon ses propres déclarations, abandonné toutes ses affaires en Russie pour se rendre à Erevan. De son côté, l’ancien président Robert Kotcharian, également candidat déclaré au poste de Premier ministre, a raconté dans le podcast « Grande politique » une histoire émouvante expliquant qu’il aurait renoncé à une vie confortable à l’étranger pour revenir dans la vie politique, affirmant qu’il ne pouvait pas rester à l’écart.

Selon l’auteur du texte, si Ruben Vardanyan n’était pas actuellement détenu, il figurerait également parmi ceux qui affirment avoir tout abandonné afin de « sauver » l’Arménie.

Il est également souligné que Robert Kotcharian ne se présente pas seul aux élections, mais en coalition avec la Fédération révolutionnaire arménienne (Dashnaktsoutioun). D’après certains médias arméniens, cette alliance devrait être officialisée prochainement et serait dirigée par l’ancien président.

Selon l’analyse présentée, les deux parties y voient un intérêt mutuel : l’ex-président chercherait à s’appuyer sur la base électorale du parti, tandis que celui-ci bénéficierait du nom et de la notoriété de l’ancien chef de l’État. Toutefois, l’article estime que cette stratégie pourrait ne pas leur apporter le résultat espéré.

Dans son intervention au podcast, Robert Kotcharian, qui a déjà exprimé son intention de devenir Premier ministre, a également évoqué les événements et manifestations survenus en 2024.

« Nous avons épuisé ce pouvoir en lançant des actions de rue et en participant activement à d’autres manifestations. Nous avons dégagé le terrain pour d’autres forces politiques », a-t-il déclaré.

Selon le texte, ces propos sont interprétés comme une reconnaissance de son implication dans les protestations dirigées contre le gouvernement du Premier ministre Nikol Pachinian.

L’article évoque également le mouvement dirigé par l’archevêque Bagrat Galstanyan, connu sous le nom de mouvement « Srbazan ». Celui-ci devait, selon certaines informations relayées dans les médias, apparaître comme une mobilisation populaire menée par l’Église.

Cependant, des informations publiées dans la presse ont fait état de rencontres entre Bagrat Galstanyan et Robert Kotcharian, au cours desquelles ce dernier lui aurait donné des instructions concernant l’organisation de la marche vers Erevan.

L’ancien président brûlait de jalousie depuis avril 2018, lorsque toute la population s’est réellement dirigée vers Erevan derrière Nikol Pachinian. Depuis lors, « Robik » n’aurait passé que des nuits blanches à réfléchir à la manière de reproduire ce succès. Pourquoi ne pas renverser Nikol Pachinian par la même méthode que celle qui avait permis d’écarter le clan du Karabagh ?

Même l’itinéraire de la marche du mouvement « Zrbazan » aurait été choisi de manière similaire. Selon ce plan, l’archevêque Bagrat Galstanyan devait entamer la marche pieds nus, avec des drapeaux et des croix, en rassemblant progressivement des partisans sur son passage.

D’après les calculs de Robert Kotcharian, l’action devait grossir comme une boule de neige et attirer de plus en plus de participants. Au moment opportun, il comptait lui-même rejoindre la marche en tenant des bannières religieuses.

Mais la mobilisation attendue n’a pas eu lieu. La marche n’a pas rassemblé un grand nombre de personnes, et Robert Kotcharian a finalement dû rester chez lui, car prendre la tête d’un petit groupe de manifestants aurait été une démonstration évidente de son échec en tant que responsable politique.

Malgré cela, cet échec lui a été attribué. Dans sa dernière interview, il aurait lui-même reconnu ce revers.

Reste désormais la question de savoir quelle marche l’ancien président, qualifié par l’auteur de criminel de guerre et de séparatiste, compte diriger lors de ces élections. Pour l’instant, il semble ne pas encore l’avoir décidé.