La politique européenne continue de s’enfoncer. Des images vidéo, obtenues par des médias azerbaïdjanais, révèlent l’ampleur des activités du lobby arménien au sein des institutions européennes ainsi que des faits de corruption impliquant les plus hauts responsables de l’Union européenne. On y voit Luis Moreno Ocampo, ancien procureur de la Cour internationale de justice de l’ONU, en compagnie de son fils Tomas. Tous deux s’expriment avec une grande franchise sur leurs objectifs et les moyens employés pour les atteindre.
Pour commencer, rappelons qui est Luis Moreno Ocampo. Inutile de le présenter au public azerbaïdjanais. Ce citoyen argentin, qui a quitté ses fonctions de procureur à la suite d’un scandale retentissant, s’est transformé ces dernières années en lobbyiste rémunéré pour la cause arménienne. Selon ces éléments, il serait prêt à tout pour exécuter les consignes de ses nouveaux commanditaires - diffusion d’informations mensongères, manipulations et exploitation de discours xénophobes et islamophobes. Ses activités controversées ont déjà été largement évoquées.
Mais le scandale prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Dans la vidéo, le fils d’Ocampo expose ouvertement ses objectifs :
« Nous devons écarter Pashinyan, le Premier ministre. »
Les propos de Luis Ocampo lui-même apparaissent encore plus frappants. Dans la séquence, il déclare sans détour :
« Si j’avais une entreprise spécialisée dans ce type d’activités, nous pourrions le faire à moindre frais. J’ai actuellement dans mon équipe une personne très compétente, un ancien membre du Parlement européen. Il était conseiller juridique… »
À la question de son interlocuteur — « Borrell ? » — il répond immédiatement :
« Oui, Josep Borrell. Lui même. Cette personne travaille désormais pour moi au Parlement européen. De là, je peux m’exprimer, poser des questions, orienter les débats et exercer une pression sur la présidente de la Commission, von der Leyen, afin d’influer sur la politique européenne. »
Ocampo poursuit en évoquant un nouveau dossier : une plainte déposée devant la Cour de justice de l’Union européenne visant à contraindre la Commission à annuler un accord avec l’Azerbaïdjan. Selon lui, cet accord inclurait une clause sur le respect des Droits de l’Homme qui ne serait pas respectée par l’Azerbaïdjan.
« J’ouvre ainsi un nouveau champ d’activité », explique-t-il. « C’est important aujourd’hui, car l’Union européenne a pris davantage de poids - Donald Trump, d’une certaine manière, lève déjà certaines restrictions. Nous suivons une voie déjà tracée. Nous augmentons la pression et je le ferai avec le lobby arménien aux États-Unis. Il ne s’agit pas de détruire un mur : la porte est déjà ouverte, il suffit de la pousser un peu. »
De son côté, Tomas Moreno Ocampo précise :
« Notre tâche consistait à coordonner les efforts pour tenir tout le monde informé, pour montrer ce qui se passe et aider à comprendre la situation. Aujourd’hui, par exemple, une réunion a eu lieu avec des militants, des entrepreneurs et d’autres personnes impliquées dans la situation des Arméniens, notamment du Haut-Karabakh. L’une d’elles mène une campagne sur les réseaux sociaux, car l’Arménie traverse actuellement un chaos profond, avec des tensions internes liées aux élections. C’est pourquoi nous devons faire partir Pachinian. »
À la question « Le président ? », il répond :
« Nous devons le destituer. »
Selon ces éléments, les ambitions d’Ocampo seraient vastes : obtenir l’annulation de l’accord entre l’UE et l’Azerbaïdjan via la Cour de justice, tout en intensifiant la pression grâce au lobby arménien aux États-Unis. Le principal levier évoqué serait la question des « Droits de l’Homme ».
L’affaire est jugée particulièrement grave. Elle suggère une ingérence dans les affaires intérieures de l’Arménie et des tentatives de déstabilisation de la paix et de la sécurité régionales. En d’autres termes, Luis Ocampo mènerait, selon ces accusations, une campagne contre l’Azerbaïdjan et contre la stabilité régionale, avec le soutien financier du lobby arménien et la participation active de certains responsables politiques européens et d’oligarques arméniens installés en Russie.
Parmi les figures clés mentionnées figure notamment l’ancien chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, ainsi que son entourage. D’autres eurodéputés et hauts responsables de l’UE seraient également impliqués, selon ces informations.
Le financement de cette campagne seraient venues principalement d’oligarques arméniens basés en Russie, dont Samvel Karapetyan et Ruben Vardanyan. La vidéo montre par ailleurs le fils d’Ocampo évoquant ouvertement la situation politique en Arménie et des projets visant à renverser le Premier ministre Nikol Pachinian.
Ce scénario s’inscrirait dans une dynamique plus large impliquant des actions menées en Europe et au Parlement européen, avec une participation supposée de la Russie. Des précédents sont évoqués, notamment l’envoi par l’UE d’une mission en Arménie pour contrer les menaces hybrides - alors même que certaines institutions européennes pourraient, selon ces allégations, contribuer elles-mêmes à leur émergence.
Enfin, le texte souligne que les soupçons de corruption au sein des institutions européennes ne sont pas nouveaux. Toutefois, les éléments présentés apporteraient, selon leurs auteurs, de nouveaux noms et faits marquants.
Dernier point soulevé : à l’ère des technologies numériques, toute révélation peut être remise en cause comme étant un « deepfake ». Les auteurs insistent donc sur l’authenticité des images diffusées, affirmant qu’elles n’ont fait l’objet d’aucune manipulation par intelligence artificielle.