L’AZERBAÏDJAN FÊTE L’ANNIVERSAIRE DE MEHRIBAN ALIYEVA

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27 Août 2024 02:26
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L’AZERBAÏDJAN FÊTE L’ANNIVERSAIRE DE MEHRIBAN ALIYEVA

Difficile en effet de comparer dans ce domaine l’Azerbaïdjan avec les pays occidentaux, où la « première dame » est cantonnée à un simple rôle de représentation et d’inauguration de chrysanthèmes, ou encore celui, moins enviable encore, d’occuper les épouses des chefs d’État étrangers en visite officielle pendant que les époux se consacrent aux « choses sérieuses ». Une position tellement marginale que lorsque le chef d’État est une femme, le mari est purement et simplement rangé dans le placard. Ce fut le cas, par exemple, de Monsieur Thatcher ou de Monsieur Merkel, qui furent confinés dans les oubliettes de l’actualité. Parfois au contraire, comme en France, l’épouse du président fait l’objet d’une large couverture médiatique, toutefois pas toujours bienveillante, en France notamment.

Une telle situation ne pouvait s’imaginer en Azerbaïdjan, qui se positionne, à juste titre, comme un symbole de l’égalité homme-femme. Les femmes ont bénéficié du droit de vote 14 ans avant la France, et jouent un rôle essentiel dans la vie politique et culturelle du pays. La fameuse statue de la « femme dévoilée » de Bakou renvoie au fait que la femme azerbaïdjanaise est libre de ses choix, et possède le droit absolu de les exprimer.

Vice-présidente de la République azerbaïdjanaise, Madame Aliyeva est, bien entendu, aux côtés du chef de l’État dans les moments les plus importants du pays, comme ce fut le cas dans la difficile période de libération des territoires occupés du Karabakh, et aujourd’hui, dans les différentes phases de reconstruction de la région. Mais pas seulement. Elle préside également, de manière très active, la Fondation Heydar Aliyev . Cette institution n’a pratiquement aucun équivalent en Europe. Elle joue à la fois un rôle de coordination de projets humanitaires à l’intérieur du pays, un peu à la manière de la Fondation de France, mais aussi participe au rayonnement culturel de l’Azerbaïdjan à l’international, et s’implique fortement dans la préservation du patrimoine mondial, notamment à travers des opérations de restaurations de monuments à travers le monde.

Mehriban Aliyeva a fixé comme priorité à la Fondation de faire connaître à l’international les richesses culturelles et patrimoniales d’un pays finalement peu connu encore, qui n’a, rappelons-le, que 106 ans d’existence en tant que république, et 33 ans en tant que nation pleinement indépendante. Or l’Azerbaïdjan possède un patrimoine qui remonte à 1,5 millions d’années, avec, notamment les sites préhistoriques de Azykh, de Gazakh , du Nakhitchevan ou de la région Talyshe. La musique traditionnelle, le Mugham, a été classée « chef-d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l'humanité » par l’UNESCO en 2005. Les peintres et musiciens azerbaïdjanais contemporains ont acquis une renommée internationale, notamment grâce au travail de la Fondation Heydar Aliyev, qui organise des concerts, des rencontres des expositions, des manifestations artistiques aux quatre coins de la planète.

Autre priorité fixée par Mehriban Aliyev : faciliter la compréhension inter-ethnique et inter-religieuse, une mission essentielle pour un pays qui compte près de 50 peuples, ethnies ou groupes religieux différents. Cette promotion de l’esprit multi-culturel, du dialogue entre les peuples et les civilisations chers à l’Azerbaïdjan, la présidente de la Fondation Heydar Aliyev souhaite l’exporter dans les pays confrontés à l’intolérance et diverses formes de discriminations. Une tâche qui est loin d’être aisée, au vu des campagnes de dénigrement massives orchestrée dans certains pays occidentaux.

Enfin, la fondation est à l’initiative de nombreux projets de sauvegarde du patrimoine, à l’instar du protocole de coopération avec le Saint-Siège, qui a permis la restauration des magnifiques catacombes Saint Marcelino et Pietro de Rome, la restauration du monument de Zeus et des anciennes armoires dans la grande Salle Sixtine du musée du Vatican, la restauration des sarcophages des catacombes de Saint-Sebastien, la réhabilitation des catacombes de Saint Comodilla. Enfin, les travaux de restauration de l'acropole sous la basilique de Saint-Pierre et du sanctuaire de Saint Léon le Grand dans la Basilique sont en cours d’achèvement. Pour ces réalisations, la présidente de la fondation a été décorée par le Pape de la Grand-Croix de l'Ordre de Pie IX, la plus haute distinction du Saint-Siège pouvant être reçue par un laïc.

Depuis 2004, Mehriban Aliyeva était ambassadrice de bonne volonté de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Dans ce cadre, elle a développé de nombreux projets conjoints avec l'organisation dans les domaines du développement de la coopération entre l'Azerbaïdjan et l'UNESCO, de la promotion des valeurs et des principes de l'UNESCO. Elle a notamment signé un accord-cadre entre l'Azerbaïdjan et l'UNESCO en 2013 prévoyant des projets dans plusieurs pays dans des domaines tels que la préservation du patrimoine culturel, l'éducation des filles, l'égalité des sexes et d'autres domaines. Mais l’attitude biaisée de l’UNESCO suite à la guerre de libération du Karabakh, qui, sous des pressions extérieures, a refusé d'envoyer une mission dans les territoires azerbaïdjanais libérés pour évaluer les dommages causés au patrimoine culturel de l'Azerbaïdjan à la suite de l'occupation arménienne, a conduit Mehriban Aliyev à démissionner de sa fonction d’ambassadrice de bonne volonté, tout en maintenant l’adhésion du pays à l’UNESCO, et poursuivant le développement de la coopération avec l'organisation.

Les lobbies pro-arméniens tentent, par tous les moyens, notamment par une pression médiatique et politique sans précédent, de dénigrer et de décrédibiliser les actions humanitaires et culturelles de l’Azerbaïdjan, et en particulier celles de sa vice-présidente. De quoi la convaincre d’aller encore plus loin dans la promotion de l’Azerbaïdjan et de ses valeurs.

Jean-Michel Brun