Le mouvement yéménite Ansar Allah (les Houthis) a annoncé avoir mené une série d’attaques de grande ampleur et coordonnées contre des installations stratégiques et militaires sur le territoire de l’Arabie saoudite.
Le porte-parole militaire du mouvement, Yahya Saree, a déclaré que quatre « opérations réussies » contre le royaume avaient été menées à leur terme, les présentant comme une réponse directe à « l’agression saoudienne ».
Selon ses déclarations, les principales cibles étaient le siège du ministère saoudien de la Défense, à Riyad, l’aéroport international Roi-Fahd, à Dammam, l’aéroport d’Abou Dhabi, ainsi qu’une installation de la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco, située à Yanbu.
Yahya Saree a de nouveau réaffirmé le principe tactique du mouvement : « blocus pour blocus, escalade pour escalade ». Il a souligné que les Houthis n’entendaient pas mettre fin à leurs frappes en profondeur sur le territoire saoudien.
« Les opérations de représailles se poursuivront jusqu’à l’arrêt complet de l’agression et à la levée du blocus imposé au Yémen », a déclaré le porte-parole des rebelles.
Parallèlement, l’agence Reuters, citant des sources informées, rapporte que la direction du géant énergétique Saudi Aramco a ordonné l’évacuation d’urgence des employés de son siège, situé à Dhahran, dans l’est du pays. Le personnel a été invité à passer au télétravail.
L’aéroport international Roi-Fahd, situé à Dammam, a été attaqué mercredi soir, a annoncé l’Autorité saoudienne de l’aviation civile.
L’attaque a fait un mort parmi les ressortissants étrangers et huit blessés.
Les 6 et 7 octobre 2026, les Houthis avaient déjà lancé des frappes à l’aide de missiles balistiques et de drones contre l’aéroport international Roi-Khaled, à Riyad, ainsi que contre l’aéroport d’Abha.
À Riyad, une personne, de nationalité soudanaise, avait été tuée et huit autres blessées.
À Abha, deux femmes, ressortissantes marocaine et algérienne, avaient perdu la vie. Vingt-huit personnes avaient également été blessées.