Une éventuelle hausse du prix du gaz naturel livré à l’Arménie depuis la Russie pourrait entraîner un ralentissement de la croissance économique du pays d’au moins 5 points de pourcentage, selon les prévisions. C’est ce qu’a annoncé le ministre arménien de l’Économie, Gevorg Papoyan.
« Une modification du prix du gaz pourrait avoir un impact de l’ordre de 5 à 7 points de pourcentage sur l’économie, voire davantage », a indiqué le ministre, qualifiant un tel scénario d’« indésirable ».
« Cela ne placerait toutefois pas le pays dans une impasse. Mais une telle situation serait extrêmement indésirable. Une hausse du prix du gaz n’est pas souhaitable, mais je pense qu’à terme, il serait logique que l’achat du gaz se fasse aux prix du marché », a déclaré le ministre de l’Économie.
Un rapport intitulé « Sur les conséquences possibles de la suspension de l’application à la République d’Arménie du traité relatif à l’Union économique eurasiatique du 29 mai 2014 » indique que, si l’Arménie venait à voir son adhésion à l’Union économique eurasiatique (UEE) suspendue, le coût de ses importations de gaz augmenterait de 69 %.