La Turquie a condamné la décision des autorités grecques de fermer huit écoles primaires de la minorité turque en Thrace occidentale. L'annonce a été faite par le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Öncü Keçeli, cité par l'agence Anadolu.
Le diplomate turc a estimé que cette décision contrevenait aux dispositions du traité de paix de Lausanne.
Selon les autorités grecques, la fermeture de ces établissements est motivée par un nombre d'élèves jugé insuffisant. Avec cette mesure, le nombre total d'écoles primaires destinées à la minorité turque en Thrace occidentale est désormais ramené à 76.
Öncü Keçeli a également dénoncé la mise en place de « nouveaux obstacles à l'inscription dans les écoles primaires » pour les enfants de la minorité turque dans la ville de Xanthi. Selon lui, ces mesures constituent « un nouvel exemple d'une politique systématique visant à restreindre le droit à l'éducation de la minorité turque de Thrace occidentale ».
« Ce type de décisions et de pratiques discriminatoires constitue une violation des dispositions du traité de paix de Lausanne », a souligné le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.
Il a appelé Athènes à respecter ses engagements internationaux en matière de protection des droits des minorités et des droits fondamentaux de l'homme.
« Nous appelons une nouvelle fois la Grèce, qui continue d'ignorer les décisions des juridictions internationales ayant constaté des violations des droits de la minorité turque de Thrace occidentale, ainsi que les recommandations des principales institutions européennes, à agir conformément à ses obligations conventionnelles en matière de protection des droits des minorités et des droits fondamentaux de l'homme », a déclaré Öncü Keçeli.
Selon lui, la Turquie continuera de soutenir la minorité turque de Thrace occidentale dans sa lutte pour la défense de ses droits et de son statut juridique.