ANKARA RÉAFFIRME SA POSITION SUR CHYPRE ET REJETTE LES CRITIQUES DE L’UNION EUROPÉENNE

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20 Juillet 2026 11:21
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ANKARA RÉAFFIRME SA POSITION SUR CHYPRE ET REJETTE LES CRITIQUES DE L’UNION EUROPÉENNE

La Turquie n'entend renoncer ni à ses droits ni à ses obligations en tant que puissance garante de Chypre et continue de considérer qu'un règlement durable de la question chypriote ne peut être fondé que sur l'existence de deux États souverains et égaux. C'est ce qu'a déclaré le ministre turc de la Défense nationale, Yaşar Güler, selon un communiqué publié par son ministère.

Le ministre s'exprimait devant les militaires de la 39e division d'infanterie mécanisée, déployée en République turque de Chypre du Nord (RTCN), entité reconnue uniquement par Ankara.

Dans son discours, Yaşar Güler a affirmé que, face à la multiplication des menaces régionales et internationales, la Turquie poursuivait ses efforts pour assurer sa sécurité nationale, lutter contre le terrorisme et défendre ses intérêts stratégiques.

Évoquant la situation à Chypre, le ministre a déclaré que la Turquie continuait de garantir la paix et la sécurité sur l'île conformément au Traité de garantie et au Traité d'alliance de 1960. Il a également affirmé que l'intervention militaire turque de 1974, qualifiée par Ankara d'« opération de paix à Chypre », avait mis fin aux affrontements sur l'île. Selon lui, la 39e division d'infanterie a joué un rôle déterminant dans cette opération, au cours de laquelle 142 de ses soldats ont perdu la vie.

Le ministre turc a par ailleurs vivement critiqué une récente résolution du Parlement européen concernant le nord de Chypre, estimant qu'elle était dépourvue de fondement juridique et historique.

« L'histoire ne s'écrit pas avec des arguments politiques, mais avec des documents et des faits », a déclaré Yaşar Güler.

Le ministre a réaffirmé que la Turquie ne renoncerait pas aux droits qu'elle estime tenir du droit international ni aux responsabilités qui lui incombent en tant que puissance garante. Il a répété que tout règlement durable de la question chypriote devait reposer sur la coexistence de deux États souverains jouissant d'une égalité de statut.

Yaşar Güler a également évoqué la situation en Méditerranée orientale, estimant que les tensions persistantes dans la région continuaient de menacer la sécurité régionale. Il a assuré que la Turquie poursuivrait la défense de ses droits et de ses intérêts, ainsi que de ceux des Turcs chypriotes.