Dans un communiqué relayé par Day.Az, l’agence affirme que certains organes de presse ont utilisé une affaire criminelle relevant, selon elle, de la vie quotidienne en France pour mener une campagne de dénigrement contre le pays.
Des accusations de politisation d’une affaire judiciaire
Selon MEDİA, les méthodes employées avant et après la procédure judiciaire relèveraient de techniques classiques de manipulation de l’opinion publique. L’agence estime que l’importance accordée à cette affaire, ainsi que la mise en scène médiatique qui l’entoure, témoignent d’une démarche guidée par des motivations politiques.
« Les tentatives infructueuses de certains médias français de politiser une affaire pénale et de l’associer à des responsables azerbaïdjanais s’inscrivent dans une campagne systématique visant à discréditer notre pays », indique le communiqué.
Des médias français nommément cités
L’agence azerbaïdjanaise mentionne notamment les médias Revue21, TV5Monde, Le Figaro et Le Monde.
Selon MEDİA, ces médias seraient connus pour leur proximité avec certains cercles étatiques français et pour leur participation à des campagnes de « black PR » (Relations Publiques noire) dirigées contre l’Azerbaïdjan.
Le communiqué affirme que l’intérêt particulier accordé à cette affaire émanerait de milieux préoccupés par l’influence croissante de l’Azerbaïdjan sur la scène internationale et animés par des objectifs jugés « malveillants ».
Critiques sur le respect de l’éthique journalistique
L’agence considère également que la couverture médiatique de l’affaire constitue une violation des normes internationales de déontologie journalistique.
Elle souligne qu’une infraction pénale engage une responsabilité individuelle et estime qu’insister sur l’origine nationale d’un suspect plutôt que sur ses actes contribue à renforcer les stéréotypes et les discriminations.
« Le fait de mettre l’accent non pas sur les actes de l’auteur d’un crime, mais sur son appartenance nationale, dans un État qui se présente comme démocratique, ne témoigne pas de la primauté du droit, mais de l’encouragement des stéréotypes et de la discrimination », affirme MEDİA.
Une dénonciation officielle
Dans sa déclaration, l’agence conclut en qualifiant cette couverture médiatique de campagne de propagande fondée sur des informations qu’elle juge manipulatrices.
MEDIA affirme considérer les initiatives de certains médias français comme une tentative délibérée de porter atteinte à la réputation de l’Azerbaïdjan et condamne fermement ce qu’elle présente comme des pratiques incompatibles avec les principes du journalisme professionnel.