Les forces navales du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) mèneront des exercices militaires avec tirs réels dans le détroit d’Ormuz les 1er et 2 février. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran.
Le 29 janvier, l’Iran a averti qu’il apporterait une « réponse écrasante » à toute attaque, après que Donald Trump a déclaré que le temps pressait pour parvenir à un accord sur le nucléaire.
Les États-Unis et l’Iran ont récemment échangé de vives mises en garde à la suite de manifestations en Iran, qui ont conduit Donald Trump à menacer d’une action militaire en raison de ce qu’il a qualifié de répression violente par le gouvernement. En retour, Téhéran a accusé Washington d’alimenter ce qu’il a décrit comme des « émeutes ».
Plus tôt cette semaine, Mohammad Akbarzadeh, adjoint politique des forces navales du CGRI, a évoqué la possibilité de fermer le détroit d’Ormuz — une voie maritime stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. L’Iran a déjà formulé des menaces similaires par le passé, sans jamais les mettre à exécution.
Selon Akbarzadeh, l’Iran dispose d’un renseignement en temps réel sur l’ensemble du détroit, aussi bien au-dessus qu’au-dessous de la surface de l’eau, et la sécurité de ce passage stratégique dépend en dernier ressort des décisions de Téhéran.
« Nous ne voulons pas que l’économie mondiale souffre, a-t-il déclaré, mais les Américains et leurs soutiens ne tireront aucun bénéfice d’une guerre qu’ils déclencheraient. »