ÉTATS-UNIS : ANTONY BLINKEN AU KAZAKHSTAN POUR DES DISCUSSIONS SUR L'ASIE CENTRALE

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28 Février 2023 22:39
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ÉTATS-UNIS : ANTONY BLINKEN AU KAZAKHSTAN POUR DES DISCUSSIONS SUR L'ASIE CENTRALE

M. Blinken s'est entretenu avec le ministre kazakh des Affaires étrangères, Mukhtar Tileuberdi, puis avec le Président kazakh, Kassym-Jomart Tokayev.

Il a également eu des entretiens avec d'autres ministres des Affaires étrangères de la région.

Lors de ces rencontres, M. Blinken a souligné l'engagement de Washington « en faveur de l'indépendance, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale » des pays d'Asie centrale.

M. Tokayev, à son tour, a offert sa « reconnaissance pour le soutien continu et ferme des États-Unis à notre indépendance, notre intégrité territoriale et notre souveraineté. »

Une réunion du groupe C5+1, composé des États-Unis et des anciennes républiques soviétiques du Kazakhstan, du Kirghizistan, du Tadjikistan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan, devait suivre.

La visite de M. Blinken à Astana et, plus tard cette semaine, à Tachkent, la capitale de l'Ouzbékistan, marque son premier voyage en Asie centrale en tant que secrétaire d'État.

Elle intervient quelques jours seulement après l'anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par Moscou, qui a ébranlé la région.

Aucune des cinq anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale, traditionnellement considérées comme faisant partie de la sphère d'influence du Kremlin, n'a publiquement soutenu l'attaque.

Le Kazakhstan a accueilli des dizaines de milliers de Russes fuyant l'appel militaire de l'automne dernier.

Le président kazakh Tokayev s'est entretenu trois fois au téléphone avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky depuis que les troupes russes ont pénétré en Ukraine en février dernier, appelant à une résolution diplomatique du conflit conformément « à la Charte des Nations unies et aux normes communément admises du droit international ».

Cependant, les cinq républiques d'Asie centrale, ainsi que l'Inde, que M. Blinken visitera ensuite, se sont abstenues lors d'un vote condamnant l'invasion la semaine dernière à l'Assemblée générale des Nations unies, à l'occasion du premier anniversaire de la guerre.

Les responsables américains espèrent que M. Blinken pourra convaincre les pays d'Asie centrale que l'invasion de l'Ukraine par la Russie constitue une menace pour eux.

Les nations d'Asie centrale entretiennent depuis longtemps avec la Russie des relations sécuritaires et économiques qui font l'objet d'un examen plus approfondi depuis la guerre.

Une étude récente de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement a révélé un pic des exportations européennes et britanniques vers le Kazakhstan, l'Arménie et le Kirghizstan - qui font partie d'une union douanière avec la Russie - et a suggéré que ce flux avait pour but d'échapper aux sanctions occidentales de grande ampleur contre la Russie.

Dans le même temps, les États-Unis ont cherché à épargner l'Asie centrale des mesures prises à l'encontre de la Russie. Washington a accordé une exemption de sanctions au consortium de pipelines de la mer Caspienne, qui achemine le pétrole kazakh vers l'Ouest et passe par la Russie.

Contrairement au Belarus, une autre ancienne république soviétique, les nations d'Asie centrale ne se sont pas ralliées à Moscou au sujet de la guerre.

Le Kazakhstan, qui possède la plus longue frontière terrestre avec la Russie (7 644 km), a accueilli des Russes fuyant le service militaire et a appelé à une résolution diplomatique de la guerre qui respecte le droit international.

La Chine, que les États-Unis considèrent comme leur principal adversaire à long terme, cherche également à étendre son influence dans la région adjacente.

L'année dernière, le président Xi Jinping a choisi le Kazakhstan et l'Ouzbékistan pour son premier déplacement à l'étranger depuis la pandémie de COVID-19.

Après l'Asie centrale, M. Blinken se rendra à New Delhi pour une réunion des ministres des Affaires étrangères du Groupe des 20.