LA TURQUIE EST FAVORABLE À LA DEMANDE D'ADHÉSION DE LA FINLANDE À L'OTAN, MAIS PAS À CELLE DE LA SUÈDE, SELON ERDOGAN

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2 Février 2023 12:11
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LA TURQUIE EST FAVORABLE À LA DEMANDE D'ADHÉSION DE LA FINLANDE À L'OTAN, MAIS PAS À CELLE DE LA SUÈDE, SELON ERDOGAN

« Notre position sur la Finlande est positive, mais elle n'est pas positive sur la Suède », a déclaré M. Erdogan à propos de leurs demandes d'adhésion à l'OTAN dans un discours devant les députés de son parti AK au parlement.

La Suède et la Finlande ont demandé l'an dernier à adhérer au pacte de défense transatlantique après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, mais se sont heurtées à des objections inattendues de la part de la Turquie et cherchent depuis à gagner son soutien.

Ankara souhaite notamment qu'Helsinki et Stockholm adoptent une ligne plus dure à l'égard du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme un groupe terroriste par la Turquie et l'Union européenne, et d'un autre groupe qu'elle tient pour responsable d'une tentative de coup d'État en 2016.

Les trois nations ont conclu un accord sur la voie à suivre à Madrid en juin dernier, mais Ankara a suspendu les pourparlers le mois dernier, alors que la tension montait à la suite de manifestations à Stockholm au cours desquelles un politicien danois d'extrême droite a brûlé un exemplaire du livre saint des musulmans, le Coran.

« La Suède ne devrait pas se donner la peine d'essayer à ce stade. Nous ne dirons pas "oui" à leur demande d'adhésion à l'OTAN tant qu'ils permettront de brûler le Coran », a martelé le chef de l'État turc.

Le week-end dernier, il a indiqué qu'Ankara pourrait accepter que la Finlande rejoigne l'OTAN avant la Suède. Mais le ministre finlandais des Affaires étrangères, Pekka Haavisto, a indiqué lundi que son pays s'en tenait à son plan d'adhésion commune.

Sur les 30 membres de l'OTAN, seules la Turquie et la Hongrie doivent encore ratifier l'adhésion de ces deux pays nordiques.

Interrogé sur le fait de savoir si la Turquie envisageait des processus distincts pour la Finlande et la Suède, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a répondu que c'était l'OTAN et les deux pays nordiques qui décideraient d'éventuelles ratifications séparées, a rapporté Reuters.

« Si l'OTAN et les deux pays décident de processus d'adhésion distincts, la Turquie reconsidérera bien sûr l'adhésion de la Finlande séparément et plus favorablement », a assuré M. Cavusoglu lors d'une conférence de presse avec son homologue estonien à Tallinn.