L’Arménie estime qu’elle aura besoin de partenaires internationaux lors de la phase de construction du projet « Trump Roadmap for Peace and Prosperity » (TRIPP), a déclaré vendredi le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan.
S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue estonien, Margus Tsakhkna, M. Mirzoyan a détaillé les prochaines étapes de mise en œuvre de cette initiative, développée en coopération avec les États-Unis.
« Nous espérons passer prochainement à l’étape suivante, celle de la construction. À ce stade, nous aurons besoin de partenaires issus de pays tiers », a-t-il indiqué.
Selon lui, si l’accord lui-même restera bilatéral entre l’Arménie et les États-Unis, une implication internationale plus large sera nécessaire durant la phase de construction, et potentiellement aussi pour la gestion des systèmes d’infrastructure.
Ces déclarations interviennent après une communication du département d’État américain concernant la coopération de l’Arménie avec Washington et d’autres partenaires internationaux dans le cadre du projet.
M. Mirzoyan a précisé que les travaux liés au projet TRIPP progressent de manière soutenue et se trouvent actuellement au stade de la négociation d’un accord intergouvernemental. Il a ajouté que le projet suscite l’intérêt d’un large éventail de pays, du Moyen-Orient à l’Europe et à l’Asie.
Cette évolution s’inscrit dans un contexte de récents progrès diplomatiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le 8 août, le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian ont signé une déclaration conjointe à Washington, en présence du président américain Donald Trump.
Le document prévoit la mise en service du corridor de Zanguezour, également désigné sous le nom de « route Trump », dans le cadre d’efforts plus larges visant à rétablir la connectivité régionale. Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont paraphé un projet d’accord sur la paix et les relations interétatiques.