FRANCE/ESSENCE : LE GOUVERNEMENT N'EXCLUT PAS DES RÉQUISITIONS

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12 Octobre 2022 12:05
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FRANCE/ESSENCE : LE GOUVERNEMENT N'EXCLUT PAS DES RÉQUISITIONS

« Le gouvernement appelle à ce que la totalité des blocages soient levés sans délai, sans quoi nous prendrions nos responsabilités c'est-à-dire que nous pourrions être amenés à les lever », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, sur RTL.

« Nous nous réservons la possibilité d'intervenir », en procédant par exemple « à des réquisitions si la situation devait l'exiger », a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a précisé sur franceinfo que « le timing il se chiffre plutôt en termes d'heures, à la limite de jours, que de semaines parce que ça n'a que trop duré ».

La grève entamée fin septembre par les salariés de plusieurs raffineries et dépôts de carburant de TotalEnergies , Exxon Mobil et Esso pour réclamer des augmentations salariales perturbe depuis plusieurs jours l'approvisionnement des stations-services, avec des tensions sur la disponibilité de certains carburants.

Selon le dernier bilan communiqué lundi soir sur Twitter par la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher, « 29,4% des stations-service sont en difficulté ».

DES RÉQUISISITIONS SI PAS D'ACCORD « DANS LES PROCHAINES HEURES »

« Nous ne laisserons pas les blocages perdurer, c'est clair », a renchéri le ministre délégué aux Transports Clément Beaune sur RMC, en soulignant qu'« il n'y a qu'une seule issue à la crise, c'est la fin du mouvement social ».

Olivier Véran a signalé que chez Esso-ExxonMobil « le dialogue social a payé, un accord majoritaire a été trouvé entre les syndicats et le patronat et donc nous considérons qu'il n'y a plus aucune raison qu'il y ait le moindre blocage ».

Il a en revanche jugé « excessif » et « anormal » l'appel de la CGT de TotalEnergies à poursuivre les blocages par une « grève préventive » alors que « le groupe a mis sur la table une négociation sur les salaires ».

« Il faut que la négociation démarre » et « il faut que dans les heures qui viennent un accord puisse être trouvé », a insisté Bruno Le Maire.

« Nos compatriotes (...) n'ont pas à être les victimes collatérales de difficultés sociales entre un syndicat, la CGT, et une entreprise privée, Total », a-t-il souligné en appelant les syndicats « à saisir la main tendue » et le groupe pétrolier à négocier « de bonne foi pour qu'il y ait les augmentations salariales auxquelles les salariés peuvent prétendre ».

Le gouvernement veut laisser une chance au dialogue social entre la CGT et la direction du groupe pétrolier français, mais « si on voit que c'est complètement bloqué (...) nous n'aurons pas d'autres moyens que de réquisitionner les moyens nécessaires pour libérer les dépôts et faire fonctionner les raffineries », a prévenu Bruno Le Maire.

(Reuters)