Le chef de la diplomatie iranienne Hossein Amir-Abdollahian a fait cette remarque dans une interview accordée à l'agence de presse parlementaire officielle ICANA, en réponse à une question visant à savoir si le retrait de l'Iran du TNP et l'expulsion des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) feraient partie des mesures de rétorsion de Téhéran si l'Union européenne (UE) inscrit le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur la liste noire des « entités terroristes ».
Le Parlement européen a approuvé jeudi une résolution demandant à l'UE de désigner le Corps des gardiens de la révolution islamique comme un « groupe terroriste ».
Décrivant l'initiative du Parlement européen comme un simple « spectacle », le ministre Amir-Abdollahian a estimé que selon les remarques de son homologue suédois Tobias Billstrom, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, les Occidentaux ne cherchent pas à mettre en œuvre la résolution.
Il a souligné que le Haut représentant de l'UE pour les affaires étrangères Josep Borrell, a également déclaré lors d'un appel téléphonique jeudi que l'Europe ne cherche pas à mettre en œuvre la résolution, qui n'est que le reflet des émotions d'une partie des membres du Parlement européen.