La Turquie souhaite que l'UE respecte les engagements pris

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9 Juillet 2020 18:30
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La Turquie souhaite que l'UE respecte les engagements pris

Bakou / Lagazetteaz

Le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell a tenu des pourparlers à Ankara.

La Turquie souhaite que l'Union européenne respecte les engagements pris à l’égard d’Ankara, y compris la question de la simplification du régime des visas pour les citoyens turcs.

C'est ce qui a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu lors d'une conférence de presse conjointe tenue à Ankara avec la participation du haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Josep Borrell, rapporte Lagazetteaz citant l'agence de presse turque Anadolu.

« L'Union européenne a promis à la Turquie de simplifier le régime des visas et doit agir équitablement », a confié Cavusoglu.

Selon le ministre, un certain nombre de pays européens ont un impact négatif sur le développement du dialogue entre Ankara et l'UE, ce qui n'est pas dans l'intérêt de la communauté européenne.

Le ministre turc des Affaires étrangères a également averti qu'Ankara était prêt à prendre des mesures de représailles contre toute décision antiturque de l'UE, et que de tels déroulements ne contribuaient pas à l'élimination des désaccords.

Par ailleurs, Cavusoglu a condamné la politique de la France, notamment sur la question du soutien aux groupes illégaux du Khalifa Haftar en Libye.

Comme indiqué dans le communiqué, le ministre turc a qualifié d'infondées les déclarations de Paris sur une sorte de provocation de la part des navires de la marine turque en Méditerranée : « Nous avons prouvé que la France mentait et que sa position était loin d'être transparente. Ankara attend de Paris des excuses officielles sur cette question », a-t-il martelé.

De plus, Cavusoglu a abordé le sujet de l'exploration de gisements dans la partie orientale de la Méditerranée, tout en ajoutant qu'Ankara était prêt à soutenir la médiation de l'UE sur la répartition équitable des ressources énergétiques en Méditerranée orientale et l'essentiel dans cette question était une approche juste et objective de l'Union européenne.

Pour sa part, Josep Borrel a dit que l'Union européenne avait besoin d'une coopération plus étroite avec la Turquie et les relations avec ce pays étaient devenues une priorité de la politique étrangère de l'UE.