Lors de ses traditionnels vœux aux Français, Emmanuel Macron s'est adressé aux Français dans les traditionnels vœux du chef de l'État, ce samedi à 20 heures. C'est la sixième fois que le président se plie à l'exercice. L'année 2023 s'annonce déjà périlleuse pour le locataire de l'Élysée, tant sur le plan social que politique.
Emmanuel Macron a tenu à adresser aux Français un message d'union et de solidarité. Le chef de l'État a également évoqué la transition écologique, une "bataille" que doit "gagner" la France, ainsi que la réforme des retraites. Cette dernière sera bien appliquée d'ici la fin de l'été a-t-il confirmé. Enfin, il a souligné l'aide qu'apporte la France aux Ukrainiens, et que l'Hexagone apportera "jusqu'à la victoire". Cette allocution, d'une durée record pour un président de la Ve République, n'a pas suffi à convaincre la classe politique.
Dès le 10 janvier, son gouvernement doit dévoiler le projet de réforme des retraites, axe phare de son programme lors de sa réélection au printemps. L'exécutif guette également l'étincelle qui pourrait attiser un mouvement social d'ampleur, après les poussées de fièvre autour du carburant à l'automne, puis à la SNCF et chez les médecins généralistes pendant les fêtes.
Du côté d'Europe Écologie-Les Verts, Marine Tondelier, secrétaire nationale du parti, a estimé, sur Europe 1, qu'Emmanuel Macron a parlé longtemps "pour ne rien dire de très concret". "J'ai trouvé que tout était très vague et très flou, et puis je suis tombée de ma chaise quand, dans la liste des choses qui se passent en ce moment et que l'on n'a pas pu prévoir, il cite le réchauffement climatique." Ironiquement, Marine Tondelier, précise que "évidemment personne ne l'avait prévenu", ni les "rapports du Giec", ni "le consensus scientifique" ou encore la "condamnation de la France pour inaction climatique".
Aujourd'hui, le parti veut un "sursaut écologique". Pour Marine Tondelier, elle n'a pas "le même sens des priorités" que le président qui préfère privilégier "la réforme des retraites". Sur ce sujet, la femme politique est claire : "il ment". "Quand il dit que le système des retraites est déficitaire. […] C'est une réforme idéologique. En réalité, si on veut des retraites dans 30 ans, c'est du climat dont on doit s'occuper."
Beaucoup d'élus de la classe politique s'accorde ce samedi soir pour dire qu'Emmanuel Macron a parlé de nombreux sujets de façon succincte, voire flou. Sans surprise, peu d'opposants au président ont été conquis par ce discours.