Les treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), menés par Ryad, et leurs dix partenaires conduits par Moscou (Opep+), devraient s'en tenir à une hausse de 400.000 barils par jour, dans la lignée de leurs dernières décisions, alors même qu'un potentiel embargo sur le pétrole russe décrété par l'Europe pourrait entraîner un choc de l'offre.

Évolution des prix du pétrole mondial dans le cadre de la guerre en Ukraine
Lors de la clôture du marché, vendredi 27 mai à 23 h, le baril de Brent (pétrole brut) s’échangeait à 119,44 $. La tendance haussière s’explique en grande partie par le potentiel embargo européen sur les exportations russes.
Encore une fois et à l’instar du mois dernier, toutes les analyses pointent vers une inflexibilité des pays de l’OPEP+. Ceux-ci devraient s’en tenir à une hausse très légère de la production de pétrole (environ 400 000 barils par jour supplémentaires), conformément à l’accord signé en juillet 2021.
Malgré les pressions occidentales visant à une hausse de la production, les pays de l’OPEP+ répètent que le marché est à l’équilibre, que l’accord de juillet 2021 reflète cet équilibre et que les tensions liées à la guerre en Ukraine ne perturbent pas la structure du marché. Pour autant, la production de l’OPEP+ en avril a été inférieure à la cible de plus de 2 millions et demi de barils par jour, dont la Russie n’est que pour moitié responsable.
Alors que l’avenir du pétrole se joue à Vienne, à travers la réunion mensuelle de l'OPEP+, qui rassemble les pays de l'OPEP et plusieurs autres pays menés par la Russie, les ministres européens des transports auront à discuter en parallèle, jeudi 2 juin prochain, des carburants renouvelables pour les transports maritimes et aériens.