Paris / Lagazetteaz
Le Corridor gazier Sud est un exemple concret d'un projet d'excellence pour une coopération et un partenariat forts entre les pays, les entreprises et les institutions financières, a déclaré dans un communiqué Sohbet Karbuz, directeur de la Division des Hydrocarbures à l'Observatoire Méditerranéen de l'Énergie (OME), en France.
« En fait, tout le monde y gagne. L'Europe est gagnante parce que le Corridor gazier Sud permet non seulement d'acheminer le gaz azerbaïdjanais à un prix abordable et compétitif, mais aussi de diversifier les sources d'approvisionnement en gaz et les itinéraires des marchés de l'Europe du Sud-Est et de la Turquie, et donc d'améliorer la sécurité énergétique. L'Azerbaïdjan est gagnant parce que ce corridor offre un débouché crucial pour sa production excédentaire de gaz et aussi pour ses revenus. Les entreprises y gagnent parce qu'il leur apporte des dividendes. L'UE est gagnante parce qu'elle a franchi une étape importante pour réduire sa dépendance excessive à l'égard d'une seule source, ce qui a conduit à l'idée de créer un corridor pour exploiter les vastes réserves de gaz de la mer Caspienne il y a plus de dix ans », a-t-il ajouté.
M. Karbuz a en outre précisé que l'expansion du Corridor gazier Sud est une autre étape importante qui doit être franchie : « Si elle est réussie, elle pourrait fournir un moyen d'exporter le gaz depuis le Turkménistan vers l'ouest. Pour cela, deux éléments doivent être réalisés simultanément. Le premier est la construction d'un gazoduc transcaspien ou la connexion du champ « Shah Deniz » avec les champs du Turkménistan. Le second consiste à sécuriser le gaz en provenance du Turkménistan. L'accord de janvier 2021 conclu entre l'Azerbaïdjan et le Turkménistan qui, espérons-le, ouvrira la voie à l'exploitation du gaz dans le champ « Dostluq » est donc extrêmement important. Cela pourrait être un bon début ».
Propos recueillis par Leman Zeynalova