Dans un spectaculaire bouleversement au sommet de l’entreprise, le géant britannique de l’énergie BP a annoncé mardi la révocation avec effet immédiat de son président, Albert Manifold.
Le groupe a explicitement évoqué des manquements « inacceptables » en matière de gouvernance et de conduite pour justifier cette éviction soudaine, rapporte Reuters.
BP a rapidement cherché à stabiliser sa direction en nommant l’administrateur Ian Tyler président par intérim, le temps de lancer un vaste processus de recrutement pour lui trouver un successeur permanent.
Le départ de Manifold met prématurément fin à un mandat particulièrement mouvementé. Nommé à la présidence il y a seulement quelques mois, en octobre, son entrée en fonction avait déjà été marquée par un soutien des actionnaires plus faible qu’à l’accoutumée.
Durant son bref passage à la tête du groupe, Manifold faisait activement pression sur l’équipe dirigeante afin d’accélérer le recentrage stratégique de BP vers les investissements traditionnels dans le pétrole et le gaz, en contraste avec les objectifs de transition à long terme du groupe vers des énergies plus propres, largement mis en avant ces dernières années.