Les autorités arméniennes s’apprêtent à présenter au public et au Parlement un projet de nouvelle Constitution. Le Premier ministre Nikol Pachinian a qualifié la réforme constitutionnelle d’étape fondamentale pour la survie de l’État arménien, sans exclure la tenue d’élections législatives anticipées en cas de résistance de l’opposition.
Dans une déclaration de politique générale, le chef du gouvernement arménien a présenté le calendrier et les principales orientations de la réforme à venir.
« Nous publierons prochainement le projet de Constitution, lancerons des débats publics et le soumettrons au Parlement. Nous tenterons de convaincre nos collègues de l’opposition qu’il s’agit d’une question importante et fondamentale : celle de la définition et de la résolution de la question de la survie de l’État arménien », a souligné Nikol Pachinian.
Le Premier ministre a clairement fait comprendre qu’il n’entendait pas céder face à ses adversaires politiques : « Nous essaierons de les convaincre et, si cela ne fonctionne pas, nous envisagerons d’autres scénarios, y compris la possibilité d’élections anticipées. »
Nikol Pachinian a directement lié les modifications constitutionnelles à l’avenir de l’accord de paix et à son maintien au pouvoir, soulignant qu’il assumait personnellement la responsabilité de la mise en œuvre des engagements pris.
« Et qui a dit qu’un tel scénario était exclu ? J’ai promis aux citoyens de la République d’Arménie de modifier la Constitution, puis de signer et de ratifier l’accord de paix. Je suis convaincu que si le peuple veut voir cette promesse tenue, nous devons la réaliser avec lui. Si le peuple arménien ne constate pas que cette promesse a été tenue, il se peut qu’à un moment donné, ma mission politique arrive à son terme. C’est pourquoi il s’agit, pour moi, d’une question de principe », a conclu le Premier ministre.
Bakou a déclaré à plusieurs reprises que la modification de la Loi fondamentale arménienne constituait une condition essentielle et incontournable à la signature d’un accord de paix définitif. Selon les autorités azerbaïdjanaises, la Constitution arménienne en vigueur contient toujours des références explicites à des revendications territoriales sur des territoires souverains de l’Azerbaïdjan.