EREVAN AFFIRME QUE LA QUESTION DES ENCLAVES N’EMPÊCHERA PAS LA SIGNATURE DE L’ACCORD DE PAIX AVEC BAKOU

Actualités
20 Octobre 2026 17:04
97
EREVAN AFFIRME QUE LA QUESTION DES ENCLAVES N’EMPÊCHERA PAS LA SIGNATURE DE L’ACCORD DE PAIX AVEC BAKOU

La question des enclaves et des exclaves entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ne constitue pas un obstacle à la signature de l’accord de paix paraphé entre les deux pays, a déclaré le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan.

Lors d’un point de presse, Ararat Mirzoyan a qualifié cette question de sensible, tout en soulignant qu’elle ne figurait pas parmi les conditions publiquement posées par l’Azerbaïdjan pour signer le traité de paix.

« C’est une question sensible », a déclaré le chef de la diplomatie arménienne, ajoutant que tout éventuel échange de territoires devrait être approuvé par référendum national.

« C’est une question qui nous concerne tous et, s’il devait y avoir un échange de territoires, celui-ci devrait être soumis à un référendum national », a-t-il précisé.

Le ministre arménien des Affaires étrangères a reconnu que l’existence d’enclaves et d’exclaves engendrait des difficultés pratiques pour les pays voisins, indépendamment de l’état de leurs relations bilatérales.

« Les enclaves et les exclaves, même lorsque les relations sont excellentes à tous égards, compliquent la vie des pays, ne serait-ce que sur le plan technique », a fait observer Ararat Mirzoyan.

Évoquant la position de l’Azerbaïdjan sur l’accord de paix, il a estimé que Bakou avait fait de modifications de la Constitution arménienne une condition à la signature du document, sans toutefois exiger au préalable le règlement de la question des enclaves.

« Vous connaissez le discours de l’Azerbaïdjan. Ils disent : “Nous ne signerons pas l’accord de paix tant que vous n’aurez pas modifié votre Constitution.” Mais ils n’ont pas dit, n’est-ce pas, qu’ils refuseraient de signer tant que la question des enclaves ne serait pas réglée ? », a déclaré le ministre.

Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, avait précédemment indiqué que l’échange d’enclaves et d’exclaves figurait parmi les options envisagées dans le cadre des négociations avec l’Azerbaïdjan.

De son côté, le responsable arménien Alen Simonian est également revenu sur cette question lors d’un échange avec des journalistes, le 16 octobre, confirmant qu’aucun accord n’avait encore été conclu.

Selon lui, les discussions ont notamment porté sur la possibilité d’échanger Tigranachen, connu sous le nom de Karki en Azerbaïdjan, contre Artsvashen, appelé Bashkend en Azerbaïdjan.

« Il n’existe aucun accord concernant les enclaves et les exclaves », a-t-il déclaré, précisant qu’un éventuel échange était examiné dans le cadre du maintien de la superficie territoriale de l’Arménie.

Alen Simonian a également souligné qu’Artsvashen était légèrement moins étendue que la superficie cumulée des trois enclaves azerbaïdjanaises datant de l’époque soviétique et actuellement situées sur le territoire arménien.

Il a néanmoins insisté sur le fait qu’aucun territoire arménien n’avait été cédé, ni ne le serait.

Ces déclarations montrent que, si la question des enclaves demeure au cœur des discussions bilatérales, les responsables arméniens ne considèrent pas son règlement comme une condition préalable à la signature de l’accord de paix paraphé entre les deux pays.