L’Arménie ambitionne de devenir l’un des principaux pôles d’infrastructure pour l’intelligence artificielle en Europe, écrit Bloomberg.
En août, la start-up d’origine arménienne Firebird a mis en service un centre de données dédié à l’IA, situé à 45 km d’Erevan. Sa puissance devrait atteindre 300 mégawatts d’ici fin 2027, tandis que le nombre de puces Nvidia de dernière génération devrait dépasser 70 000 unités. L’essentiel de ces capacités est destiné à des entreprises étrangères, notamment à l’américaine Perplexity AI. Un cinquième des capacités de calcul est réservé aux projets locaux et aux organismes publics.
Cette initiative d’envergure est le résultat direct des efforts diplomatiques visant à régler le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. L’administration de Donald Trump a approuvé en 2025 l’exportation de puces Nvidia de haute technologie vers l’Arménie, afin d’encourager la progression des négociations de paix. Les services du Premier ministre Nikol Pachinian ont souligné que les accords conclus à Washington dans les domaines des semi-conducteurs et des technologies de l’IA constituaient pour Erevan de véritables « dividendes de la paix ».
Nvidia a ouvert un bureau de représentation en Arménie en 2022 et, en février de la même année, y a transféré des ingénieurs depuis Moscou.