Le documentaire prend comme point de départ la récente visite du président français Emmanuel Macron à Erevan. Lors de son déplacement, le chef de l’État français, accompagné du Premier ministre arménien Nikol Pachinian, a parcouru les rues de la ville, effectué un jogging matinal dans le centre-ville et interprété la chanson "La Bohème" de Charles Aznavour.
Les auteurs du film soulignent notamment que l’hôtel Armenia Marriott Hotel Yerevan, où séjournait la délégation française, est construit sur l’emplacement de l’ancienne forteresse d’Erevan et du palais du Sardar. Selon le documentaire, cette forteresse avait été édifiée au début du XVIe siècle sur ordre du shah Ismaïl Ier et a subsisté jusqu’à l’époque soviétique avant d’être entièrement démolie.
Le film s’appuie sur diverses sources historiques, notamment des œuvres des peintres Franz Roubaud et Grigori Gagarine, ainsi que sur des photographies d’archives, des gravures et des lithographies du XIXe siècle. Ces documents montrent la forteresse d’Erevan, le palais du khan, plusieurs mosquées et d’autres monuments qui occupaient autrefois l’emplacement de la capitale arménienne actuelle.
Selon les auteurs, le visage historique de la ville a subi de profondes transformations durant la période soviétique. Ils affirment que la forteresse, le palais du khan ainsi que la majorité des mosquées urbaines ont disparu au cours de cette époque.
En utilisant la visite d’Emmanuel Macron comme fil conducteur, le documentaire cherche à mettre en lumière ce qu’il présente comme un aspect largement méconnu de l’histoire urbaine d’Erevan : la disparition presque totale d’un ensemble architectural que de nombreux artistes, voyageurs et militaires décrivaient autrefois comme une « merveille orientale ».
Le film établit également un parallèle entre l’évolution urbaine d’Erevan et celle de Paris. Les auteurs estiment que de nombreux quartiers de la capitale française ont conservé leur apparence architecturale d’origine, tandis qu’une part importante du patrimoine historique d’Erevan aurait été perdue au fil des transformations du XXe siècle.
Diffusé sur YouTube, ce documentaire relance ainsi le débat sur la préservation du patrimoine historique, la mémoire urbaine et les conséquences des politiques de transformation des villes sur l’héritage culturel des générations futures.
https://www.youtube.com/watch?v=_pBHuzt2wmI&t=3s