Selon Day.Az, une polémique a éclaté après le démantèlement de l’église Surb Akob, qualifiée à tort de « monument architectural ancien », alors qu’elle avait été construite… en 2007.
Le texte souligne avec ironie : « D’un point de vue historique, c’est littéralement l’époque des Sumériens ! Les pleurs en Arménie sont tels qu’on pourrait annoncer un nouveau déluge universel. »
L’absurdité de la situation réside selon l’auteur dans la logique même du projet : une construction illégale sur un territoire occupé est présentée comme un héritage culturel. Le sponsor américain, Nerses Epremyan, aurait construit l’église en mémoire de son fils, sans tenir compte que la terre ne lui appartenait pas et que le chantier était illégal.
Aujourd’hui, avec le retrait de l’édifice, les lamentations ont commencé. Le post souligne le double standard : « Si quelqu’un construisait un hangar sur la pelouse du domaine d’Epremyan sans permission, aurait-il chanté la “liberté d’expression” ou couru au tribunal avec l’acte de propriété ? »
La morale : pour laisser un héritage durable, construisez dans votre pays ou aux États-Unis. Sur le territoire de l’Azerbaïdjan, ce sont les règles de Bakou qui prévalent, et aucune « antiquité » de dix-sept ans issue de l’occupation ne peut y changer quoi que ce soit.
Cet épisode met en lumière les tensions liées à la reconstruction post-conflit, mais aussi le problème de légitimation de constructions illégales comme patrimoine culturel, avec une pointe d’ironie journalistique acerbe.