Narek Minasyan, expert du centre analytique du Conseil arménien, a souligné que les deux parties reconnaissent que la guerre en Ukraine et les récents événements autour de l’Iran posent de sérieux défis pour le Caucase du Sud, actuellement considéré comme une « île de stabilité et de paix » au milieu de turbulences régionales.
Lors des discussions, les participants ont également abordé les répercussions potentielles de ces crises sur le projet TRIPP, qui vise à renforcer les liaisons ferroviaires et économiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Minasyan a insisté sur le fait que les deux pays partagent des intérêts communs en matière de sécurité, ce qui rend crucial l’évaluation et le renforcement de la situation régionale.
Samvel Meliksetyan, autre participant de l’initiative « Pont pour la Paix », a ajouté que la rencontre a porté sur les communications et la mise en œuvre du projet TRIPP, notamment les risques que pourrait poser une escalade de la guerre en Iran sur ces infrastructures stratégiques. Il a précisé que les discussions visaient à anticiper des solutions en cas de prolongation des conflits, afin de préserver la continuité et la sécurité du projet TRIPP.
Cet échange à Gabala souligne la volonté de la société civile arménienne et azerbaïdjanaise de collaborer pour la stabilité régionale, tout en abordant de manière proactive les défis sécuritaires et logistiques qui pourraient affecter les projets d’infrastructure transfrontaliers.