Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a déclaré que le pays n’avait plus connu la paix jusqu’en septembre 2020, et qu’il avait vécu plutôt dans une « guerre gelée » pendant toutes ces années.
Selon AzerNEWS, citant des médias arméniens, ces propos ont été tenus lors d’une réunion gouvernementale le 26 mars.
« Nous n’étions pas véritablement en paix (jusqu’en septembre 2020 – ndlr), c’était une guerre gelée. La guerre a été reportée au prix de notre souveraineté, de notre indépendance, de notre État, de notre prospérité, de notre liberté et de notre développement. Dès 2016, toutes les ressources permettant de retarder la guerre étaient déjà épuisées », a-t-il déclaré.
M. Pachinian a ajouté que la paix n’est pas seulement un concept politique, mais aussi une réalité socio-psychologique. « Je souhaite condamner toutes les tendances visant à maintenir nos compatriotes déplacés du Karabagh et, plus largement, le peuple arménien dans un statut de réfugiés. La paix n’est pas simplement un accord, c’est un état dans lequel l’individu s’apaise. Il n’y a rien de plus cruel et douloureux que l’attente. Pourtant, en tant que peuple, nous vivons avec cette attente depuis plus de cent ans. Nous sommes sous l’influence d’une politique impériale, anti-arménienne, selon laquelle il ne faudrait pas d’apaisement : vous allez bientôt revenir, le génocide sera reconnu internationalement, et vous retournerez à Van, à Mouch, en Cilicie ! Cette politique poursuit deux objectifs : d’une part, maintenir une conscience de réfugié au sein du peuple arménien, et d’autre part, empêcher la République d’Arménie de se constituer en État. En poursuivant dans ce discours (sur le retour – ndlr), nous entrons en conflit avec tous ceux qui nous entourent. »