LES CONFESSIONS RELIGIEUSES D’AZERBAÏDJAN ONT PUBLIE UNE DECLARATION COMMUNE A L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DU GENOCIDE DE KHODJALY

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25 Février 2026 12:38
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LES CONFESSIONS RELIGIEUSES D’AZERBAÏDJAN ONT PUBLIE UNE DECLARATION COMMUNE A L’OCCASION DE L’ANNIVERSAIRE DU GENOCIDE DE KHODJALY

Comme le rapporte AZERTAC, cette déclaration a été prononcée lors d’un événement organisé au sein de l’Administration des Musulmans du Caucase. Nous présentons ici le texte de la déclaration :

« Le génocide de Khodjaly est le plus atroce des crimes de guerre commis contre la population civile azerbaïdjanaise pendant l’agression militaire de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan. Quelques jours avant ce massacre - le 17 février 1992 - les forces armées arméniennes avaient déjà perpétré une tuerie de masse contre la population azerbaïdjanaise locale dans le village de Garadaghly, district de Khojavend, en Azerbaïdjan, et, poursuivant leurs crimes avec une cruauté sans précédent, dans la nuit du 25 au 26 février, conjointement avec le 366e régiment de fusiliers motorisés de l’armée soviétique, ont commis un génocide contre la population de la ville de Khodjaly. À la suite des massacres de masse perpétrés avec l’usage d’équipements militaires lourds, la ville de Khojaly a été entièrement détruite et rayée de la carte: 613 Azerbaïdjanais, dont 63 enfants, 106 femmes et 70 personnes âgées, ont été tués en raison de leur appartenance nationale. Huit familles ont été totalement exterminées avec une cruauté inimaginable, 25 enfants ont perdu leurs deux parents et 130 l’un de leurs parents. Des extrémistes ont scalpé des personnes, leur ont sectionné les membres, crevé les yeux de nourrissons, éventré des femmes enceintes, enterré des gens vivants ou les ont brûlés, et se sont livrés à des profanations sur des corps. Parmi les survivants, 487 civils ont subi de graves blessures et en sont restés invalides. Le sort de 150 des 1 275 civils pris en otage, dont 68 femmes et 26 enfants, demeure à ce jour inconnu.

À la suite de revendications territoriales infondées et de la politique agressive menée pendant de nombreuses années par l’Arménie, 20 % des territoires internationalement reconnus de la République d’Azerbaïdjan sont restés sous occupation pendant près de 30 ans, une politique de nettoyage ethnique, de terrorisme physique et moral a été menée contre le peuple azerbaïdjanais, plus d’un million de personnes ont été expulsées de leurs terres ancestrales en Arménie et dans la région du Karabagh en Azerbaïdjan et sont devenues des réfugiés et des déplacés internes. Des centaines de villes et de villages ainsi que le riche et ancien patrimoine culturel du peuple azerbaïdjanais ont été systématiquement détruits et pillés.

Lors de la guerre patriotique sacrée de 2020, déclenchée en réponse aux provocations militaires répétées de l’Arménie, l’Azerbaïdjan, conformément aux normes du droit international et aux exigences des résolutions 822, 853, 874 et 884 du Conseil de sécurité de l’ONU, a libéré ses terres ancestrales de 30 ans d’occupation et a rétabli son intégrité territoriale et la justice historique dans les frontières reconnues par la communauté internationale. En septembre 2023, à la suite d’une opération antiterroriste, le régime séparatiste a été renversé et la souveraineté de l’Azerbaïdjan pleinement rétablie.

Nous souhaitons attirer l’attention de la communauté internationale sur le fait qu’en plus d'une politique d’occupation, de nettoyage ethnique et de génocide, l’Arménie a, durant 30 ans d’occupation, commis des crimes de guerre et des actes de vandalisme à l’encontre du patrimoine religieux, culturel et historique de l’Azerbaïdjan. Les mosquées et autres lieux de culte ainsi que les cimetières situés sur ces territoires ont été l'objet du vandalisme arménien: une politique d'appropriation et d'arménisation en falsifiant l'origine russe de certaines églises orthodoxes et des anciennes églises chrétiennes albaniennes a été menée. Des extrémistes arméniens ont totalement détruit 65 des 67 mosquées officiellement enregistrées dans la région avant l’occupation, transformant le site en étables et y maintenant des animaux proscrits par l’islam, insultant ainsi ouvertement la dignité de tout le monde islamique. Les visiteurs étrangers qui se rendent dans nos territoires libérés de l’occupation dans le cadre de missions d’observation qualifient ces lieux de “Hiroshima du Caucase” et de “villes fantômes”. De surcroît, quittant les terres azerbaïdjanaises, les occupants ont pratiqué une politique de la terre brûlée et posé des centaines de milliers de mines sur ces territoires. Après la guerre, des dirigeants religieux arméniens, par des déclarations belliqueuses, ont appelé leur peuple non pas à la paix, dont la région a un besoin critique, mais à une nouvelle guerre. Alors que la dynamique positive du processus de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan s’intensifie, les chefs de l’Église arménienne s’adressent à des organisations internationales et à des institutions religieuses en les appelant à répandre des informations qui s'avèrent fausses et calomnieuses selon lesquelles l’Azerbaïdjan détruirait des monuments chrétiens sur les territoires libérés de l’occupation, tentant ainsi de dissimuler la vérité afin de détourner l’attention du vandalisme commis par l’Arménie au Karabagh. »