L’AZERBAÏDJAN DEMEURE LE SOUVERAIN LE PLUS SOLIDE DU CAUCASE ET DE L’ASIE CENTRALE, SELON ING

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26 Octobre 2026 17:01
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L’AZERBAÏDJAN DEMEURE LE SOUVERAIN LE PLUS SOLIDE DU CAUCASE ET DE L’ASIE CENTRALE, SELON ING

L’Azerbaïdjan demeure le pays souverain financièrement le plus solide de la région du Caucase et de l’Asie centrale (CCA), grâce à des réserves budgétaires et monétaires importantes et en hausse, à un faible niveau d’endettement public et à une solide position extérieure, a indiqué le groupe néerlandais ING dans son dernier rapport.

« La hausse des prix des hydrocarbures a renforcé les perspectives budgétaires et extérieures à court terme, ainsi que la confiance intérieure dans les secteurs non pétroliers. Toutefois, la faiblesse de la production pétrolière, la diversification limitée de l’économie et la modération de l’investissement privé continuent de freiner le potentiel de croissance.

L’inflation reste maîtrisable à ce stade, ce qui plaide en faveur du maintien de la politique monétaire actuelle sur une période prolongée. Néanmoins, les pressions sur les prix importés, liées à la forte exposition du pays à des partenaires commerciaux présentant un risque élevé de surprises à la hausse de l’indice des prix à la consommation (IPC), appellent à la prudence.

Nous conservons une appréciation favorable de la résilience financière de l’État et de la stabilité extérieure de l’Azerbaïdjan, mais considérons que la faiblesse structurelle de la croissance constitue le principal défi à moyen terme », souligne ING.

Le rapport indique que les fondamentaux économiques de l’Azerbaïdjan sont globalement positifs. Les notes de crédit du pays se situent désormais confortablement dans la catégorie « G » - correspondant à la catégorie investment grade, ou qualité investissement - tandis que Moody’s maintient une perspective positive.

« Parallèlement, le pays devrait tirer un bénéfice significatif de la flambée actuelle des prix de l’énergie, compte tenu de la forte sensibilité de ses comptes budgétaires et extérieurs aux cours du pétrole.

Même si le risque de répercussions négatives du conflit au Moyen-Orient demeure, notamment en raison des relations généralement tendues avec l’Iran et de la coopération avec Israël, ce risque semble, pour l’heure, bien contenu.

Le processus de paix en cours avec l’Arménie est, à ce stade, davantage susceptible de jouer un rôle de catalyseur positif, compte tenu des progrès réalisés ces dernières années.

Dans ce contexte, les valorisations de l’Azerbaïdjan paraissent attrayantes. Le pays pourrait ainsi constituer une valeur défensive de premier plan en cas de prolongation du conflit au Moyen-Orient et de maintien des prix du pétrole à des niveaux élevés.

La prime de rendement actuellement observée par rapport au Kazakhstan semble offrir un rapport rendement-risque intéressant, tandis que l’Azerbaïdjan continue de bénéficier d’un risque géopolitique inférieur à celui d’Oman, un autre pays exportateur de pétrole », conclut le rapport.

Par Laman Zeynalova