Les trois anciennes enclaves azerbaïdjanaises ne font pas partie du territoire internationalement reconnu de l’Arménie, d’une superficie de 28 743 kilomètres carrés, tandis qu’Artsvashen y est inclus.
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a fait cette déclaration lors d’un point de presse, rapporte Sputnik Arménie.
Plus tôt, Pachinian avait déclaré que, conformément au principe de délimitation convenu entre Erevan et Bakou, Artsvashen fait partie du territoire arménien, tandis que Kerki, Barkhudarlu et Yukhari Askipara n’en font pas partie.
Le Premier ministre a souligné qu’en évoquant Kerki, il ne faisait que rappeler son appartenance territoriale.
« Je n’ai pas parlé de retour [de ce territoire], j’ai simplement dit, à propos de Kerki, qu’un tel territoire existe. J’ai dit que le territoire internationalement reconnu de l’Arménie est de 28 743 kilomètres carrés. Artsvashen en fait partie », a déclaré Pachinian.
Selon lui, rejeter cette logique reviendrait à affirmer que l’Arménie revendique un territoire supérieur aux 28 743 kilomètres carrés reconnus internationalement.
« Si nous n’acceptons pas cela, alors nous affirmons que le territoire internationalement reconnu de l’Arménie ne s’élève pas à 28 743 kilomètres carrés, mais, par exemple, à 29 755 kilomètres carrés. »
Pachinian a expliqué ses déclarations par sa volonté d’exclure la question des enclaves de la liste des motifs susceptibles de provoquer une nouvelle escalade. Selon lui, des forces, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Arménie, cherchent à compromettre la paix qui a été instaurée.
« En gros, je désamorce cette question afin qu’une escalade ne puisse pas être déclenchée autour d’elle. Pour l’instant, nous n’avons pas de discussion avec l’Azerbaïdjan sur cette question. En revanche, nous avons un problème de délimitation », a-t-il déclaré.
Pachinian s’est dit convaincu que la question des enclaves continuera de faire partie du processus normal de délimitation et qu’elle sera résolue de manière satisfaisante.