La décision du ministère iranien du Renseignement d'inscrire plusieurs médias étrangers, dont la chaîne de télévision publique azerbaïdjanaise AzTV, sur la liste des « structures médiatiques hostiles » et de menacer de poursuites pénales les personnes collaborant avec ces médias suscite l'étonnement. C'est ce qu'indique un communiqué de l'Agence de développement des médias (MEDİA).
Le communiqué souligne que l'Azerbaïdjan, tout en restant attaché à la protection de l'activité professionnelle des journalistes, applique également le principe de réciprocité :
« Ainsi, conformément à l'article 11.4 de la loi sur les médias, si d'autres États imposent des restrictions particulières à l'exercice des activités professionnelles des journalistes inscrits au registre des médias, des restrictions analogues peuvent être introduites en Azerbaïdjan à l'encontre des journalistes de l'État ayant adopté ces mesures. »
MEDİA déclare qu'en application de cet article et du principe de réciprocité, les activités des médias agissant à l'encontre des intérêts nationaux de l'Azerbaïdjan, menant une propagande contre la souveraineté, l'ordre constitutionnel, l'intégrité territoriale et la sécurité nationale du pays - à savoir la chaîne de télévision Sahar et l'agence de presse Mehr - ainsi que celles de leurs représentants sur le territoire azerbaïdjanais, sont considérées comme illégales.
« Nous appelons tous les médias et journalistes exerçant en Azerbaïdjan à s'abstenir de toute coopération avec les structures médiatiques susmentionnées, qui agissent contre les intérêts nationaux de notre pays, ainsi qu'avec leurs représentants. Nous soulignons une nouvelle fois que la coopération internationale dans le domaine des médias doit s'effectuer exclusivement sur la base du respect mutuel et de l'indépendance professionnelle des journalistes », conclut le communiqué.