Le conseiller militaire principal du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, Yahya Rahim Safavi, a déclaré que Téhéran avait mené des consultations coordonnées avec l’Azerbaïdjan et la Turquie à la suite de ce qu’il a qualifié d’incident impliquant un drone. Selon lui, les deux pays ont assuré à l’Iran que leur territoire ne serait pas utilisé pour mener des attaques contre la République islamique.
D’après Safavi, des responsables turcs ont pris directement contact avec les autorités iraniennes afin d’évoquer l’incident présumé. Il a indiqué que Téhéran avait clairement fait savoir que ni la Turquie ni l’Azerbaïdjan n’étaient considérés comme des cibles, tout en avertissant que l’Iran riposterait si des attaques étaient lancées depuis le territoire de l’un ou l’autre de ces pays.
« Nous avons clairement indiqué que la Turquie et l’Azerbaïdjan ne sont pas nos cibles. En revanche, aucune attaque ne doit être menée contre nous depuis leur territoire ; dans le cas contraire, nous les prendrons pour cible », a déclaré Safavi.
Il a ajouté que les autorités turques avaient assuré Téhéran que la base aérienne d’Incirlik ne serait utilisée dans aucune opération dirigée contre l’Iran.
Safavi a également affirmé que l’Azerbaïdjan avait informé les responsables iraniens qu’aucune base militaire américaine ou israélienne n’était implantée sur son territoire.
Qualifiant l’incident de « provocation manifeste », le conseiller militaire a indiqué avoir ordonné l’ouverture d’une enquête interne en Iran et chargé le ministère iranien des Affaires étrangères de soulever cette question auprès de l’Azerbaïdjan et de la Turquie par les voies diplomatiques.
Safavi n’a fourni aucun détail supplémentaire sur le supposé incident impliquant un drone, notamment sur la date à laquelle il se serait produit ni sur l’identité des responsables présumés selon l’Iran. À ce stade, ni l’Azerbaïdjan ni la Turquie n’ont publiquement réagi à ses déclarations.