Les relations entre la Russie et l’Azerbaïdjan évoluent dans une direction positive et s’appuient sur une solide base juridique et conventionnelle, a déclaré Pavel Klachkov, directeur de la branche de l’Université financière auprès du gouvernement de la Fédération de Russie, dans un entretien accordé à News.Az.
Selon lui, l’évaluation du président russe Vladimir Poutine sur l’état actuel des relations entre Moscou et Bakou est sans ambiguïté et reflète fidèlement la réalité.
« Avant tout, je tiens à souligner que l’appréciation formulée par notre président est extrêmement claire et correspond à la situation réelle. Les relations entre la Russie et l’Azerbaïdjan se développent de manière résolument positive. Il ne s’agit pas de simples déclarations, mais d’un constat fondé sur des faits et des réalisations concrètes », a affirmé Pavel Klachkov.
Il a indiqué que les deux pays enregistrent une progression constante de leurs échanges commerciaux, de leur coopération économique et des possibilités d'approvisionnement réciproque en marchandises.
« Le volume cumulé des investissements russes dans l’économie azerbaïdjanaise se chiffre à plusieurs milliards de roubles. Nos relations reposent sur une solide base juridique et contractuelle, notamment sur la Déclaration relative à l’interaction alliée », a-t-il souligné.
Pavel Klachkov a également estimé que le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev déploie des efforts considérables pour donner un contenu concret aux accords bilatéraux.
Selon lui, la coopération humanitaire occupe également une place essentielle dans les relations entre les deux pays. À cet égard, il a mis en avant le rôle de l’Azerbaïdjan dans l’organisation de l’aide destinée à l’Iran.
« Selon notre président Vladimir Poutine, Bakou a réagi rapidement et efficacement. C’est un exemple concret de la manière dont des relations d’alliance fonctionnent de façon positive dans la pratique », a déclaré Klachkov.
Abordant les principaux domaines de coopération, il a d’abord cité le secteur de l’énergie.
« L’énergie constitue naturellement l’un des domaines clés. La Russie et l’Azerbaïdjan sont deux acteurs majeurs du marché mondial de l’énergie, et notre coopération dans ce secteur ne relève pas de la concurrence, mais de la complémentarité. Nos deux pays ont intérêt à stabiliser et à diversifier les approvisionnements énergétiques », a-t-il expliqué.
Klachkov a également souligné l’intérêt commun des deux pays pour le développement des infrastructures logistiques, en particulier du corridor de transport Nord-Sud reliant la Russie à l’Iran. Il a qualifié ce projet de stratégique pour le renforcement de la connectivité des transports à l’échelle de l’ensemble du continent eurasiatique.
Évoquant les perspectives de rencontres au plus haut niveau, l’expert a insisté sur l’importance du dialogue direct entre les dirigeants russe et azerbaïdjanais pour poursuivre le développement des relations bilatérales.
« Vladimir Poutine a annoncé lui-même une rencontre avec le président Ilham Aliyev lors du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Cela démontre que les dirigeants de nos deux pays sont attachés à un dialogue permanent et direct », a-t-il déclaré.
Pavel Klachkov a souligné que les relations entre la Russie et l’Azerbaïdjan ne se contentent pas de maintenir leur dynamique, mais qu’elles connaissent une accélération.
Selon lui, Moscou considère l’Azerbaïdjan comme un partenaire majeur dans le Caucase du Sud et, plus largement, dans l’espace eurasiatique. La Russie souhaite approfondir davantage les échanges commerciaux et économiques, mettre en œuvre des projets conjoints dans les domaines des infrastructures et de l’énergie, ainsi que renforcer les liens culturels et humanitaires.
« Nous avons besoin d’un Azerbaïdjan stable et prévisible, avec lequel nous sommes unis par des liens de bon voisinage et de partenariat stratégique. Nos relations constituent une garantie de paix et de prospérité pour la région. C’est pourquoi nous envisageons l’avenir avec confiance et attendons de nouveaux résultats significatifs de notre coopération. Les rencontres au plus haut niveau doivent naturellement se poursuivre et déboucher sur des décisions concrètes », a conclu Pavel Klachkov.
Par Samir Muradov