Une pluie de météores des « π-Puppides » sera observable en avril, avec un pic d’activité attendu entre le 22 et le 24 avril.
Le département d’astrophysique de la faculté de physique de l’Université d’État de Bakou indique que ce phénomène sera plus nettement visible dans l’hémisphère Sud, bien que, dans des conditions favorables, il puisse parfois être aperçu depuis les latitudes basses de l’hémisphère Nord.
Les « π-Puppides » se produisent lorsque la Terre traverse un nuage de poussières laissé par la comète 26P/Grigg–Skjellerup. Cette comète orbite autour du Soleil environ tous les cinq ans et libère à chaque passage de grandes quantités de particules. Lorsque notre planète croise une région dense de ces débris, une pluie de météores devient visible.
L’une des caractéristiques les plus remarquables de cet essaim météoritique est son imprévisibilité : certaines années, presque aucun météore n’est observé, tandis que d’autres peuvent connaître des sursauts soudains, produisant des dizaines d’étoiles filantes par heure.
Ces météores pénètrent dans l’atmosphère terrestre à une vitesse relativement modérée d’environ 18 km par seconde. Comparés à des essaims plus rapides, comme les Lyrides, ils apparaissent plus lents et laissent des traînées plus durables. Le radiant de la pluie se situe dans la constellation australe de la Poupe, ce qui explique qu’elle soit mieux observée depuis l’hémisphère Sud.
En Azerbaïdjan, y compris à Bakou, l’observation est jugée difficile, car le radiant reste très proche, voire en dessous, de l’horizon sud. Toutefois, sous un ciel parfaitement dégagé et depuis des sites offrant une vue dégagée vers le sud, quelques météores pourraient être visibles près de l’horizon.
La meilleure période d’observation se situe pendant la nuit, en particulier après minuit.