L’AZERBAÏDJAN DEVIENT UN PILIER DE L’ECONOMIE EUROPEENNE FACE AUX MENACES DANS LE DETROIT D’ORMUZ

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2 Avril 2026 11:12
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L’AZERBAÏDJAN DEVIENT UN PILIER DE L’ECONOMIE EUROPEENNE FACE AUX MENACES DANS LE DETROIT D’ORMUZ

Comme le rapporte Day.Az, cela est indiqué dans un article du magazine allemand Focus.

Il est souligné que l’Europe n’a pas surmonté sa précédente crise énergétique, mais l’a simplement déplacée, et qu’elle est désormais plus vulnérable que jamais aux chocs extérieurs.

" L’Europe doit diversifier ses sources d’approvisionnement - non seulement les fournisseurs, mais aussi les routes de transport. C’est précisément ici que le gazoduc transadriatique (TAP) et le Corridor du Milieu prennent toute leur importance.

L’Azerbaïdjan occupe une place centrale dans cette stratégie : le pays fournit déjà du gaz à 16 États européens, ayant livré en 2025 13 milliards de mètres cubes de combustible, et ce n’est qu’un début. Les livraisons pourraient atteindre environ 20 milliards de mètres cubes par an. Le rôle de l’Azerbaïdjan n’est pas fortuit. Le pays s’est imposé comme un partenaire énergétique fiable et une force de stabilisation dans le Caucase du Sud. L’accord de paix avec l’Arménie, conclu sous médiation américaine en août 2025, a mis fin à un conflit de longue date autour du Karabagh et a ouvert de nouvelles perspectives économiques. Désormais, l’Arménie importe des ressources énergétiques depuis l’Azerbaïdjan - cela réduit les prix, crée des interdépendances et diminue l’influence de la Russie et de l’Iran ", souligne le magazine.

L’article met également en avant l’importance de l’Asie centrale dans ce contexte, en particulier du Kazakhstan.

" En tant que principal producteur de pétrole d’Asie centrale, ce pays acquiert une importance croissante pour la stratégie énergétique européenne. En 2025, les exportations de pétrole kazakh vers l’Allemagne ont augmenté de 44 % et dépassé 2,1 millions de tonnes. Une nouvelle hausse est prévue ".

Cette évolution explique également le renforcement de la coopération entre l’Union européenne et l’Asie centrale. Lors du sommet de Samarcande en 2025, un accord a été conclu pour approfondir la coopération dans les domaines de l’énergie, des infrastructures et des ressources naturelles. Pour Berlin et Bruxelles, cela conduit à une conclusion claire : le Corridor du Milieu ne peut plus être considéré comme un projet secondaire.

" Le corridor caspien offre à cet égard une véritable opportunité. Mais l’Europe doit s’en saisir et enfin comprendre ce qu’est la diversification : non pas une option, mais une nécessité stratégique pour préserver sa compétitivité et maintenir ses positions économiques à l’avenir ", conclut l’article.