FRANCE : QUI SE CACHE DERRIÈRE LES FAUSSES ALERTES À LA BOMBE ?

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23 Octobre 2023 21:33
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FRANCE : QUI SE CACHE DERRIÈRE LES FAUSSES ALERTES À LA BOMBE ?

Les alertes à la bombe se multiplient ces derniers jours en France depuis que le niveau Vigipirate a été relevé après l'assassinat vendredi d'un enseignant dans un lycée d'Arras. Le château de Versailles a de nouveau été la cible d'une alerte à la bombe ce vendredi (la cinquième en une semaine). Le musée du Louvre et de nombreux aéroports, ainsi que plusieurs établissements scolaires ont dû être évacués après ces alertes à la bombe ou des messages de menaces évoquant un attentat. Les forces de l'ordre ont dû intervenir systématiquement, les alertes étant toujours prises au sérieux.

Des incidents qui se sont multipliés après l'attentat terroriste d'Arras. Le collège-lycée Gambetta, où s'est produit le drame, a également été visé pour une fausse alerte à la bombe lundi, au moment de l'hommage rendu à Dominique Bernard et de la reprise des cours. La majeure partie de ces alertes à la bombe concernent des établissements scolaires. Le ministre de l'Éducation nationale, Gabriel Attal a fait état de 299 alertes à la bombe recensées depuis la rentrée. Le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti a lui annoncé que 22 enquêtes sont en cours, sur RTL, ce vendredi. "Il y a eu des interpellations il y a quelques heures encore et il y aura des condamnations", a-t-il assuré.

Selon le garde des Sceaux, "dans ceux qui font ces alertes à la bombe, il y a des gamins, des petits plaisantins qui n'ont pas le sens des responsabilités." "La majorité sont des mineurs", a-t-il ajouté. Gabriel Attal, précise, de son côté, que "plusieurs dizaines d'élèves" ont été interpellés. "Certains ont 11, 12 ou 14 ans."

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déjà annoncé que 250 personnes avaient été interpellées pour de fausses alertes en une semaine. Lundi, le parquet de Créteil a annoncé l'interpellation de sept suspects après une vague de fausses alertes à la bombe dans le Val-de-Marne. Il s'agit d'adolescents âgés de 13 à 16 ans.

Face à cette recrudescence de fausses alertes à la bombe, leurs auteurs, s'ils sont retrouvés, s'exposent à un procès au cours duquel ils risquent une peine importante. Conformément à l'article 322-13 du Code pénal, la peine maximale encourue pour une fausse alerte à la bombe pour les personnes majeures s'élève à trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.