Notes de voyage sur la Géorgie d'un vieil Azerbaïdjanais romantique…

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7 Février 2020 18:45
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Notes de voyage sur la Géorgie d'un vieil Azerbaïdjanais romantique…

Bakou-Tbilissi, 7 février 2020 (Trend) - Alexander Khakimov, écrivain de science-fiction azerbaïdjanais, spécifiquement pour Trend.

L'hiver géorgien. Notes de voyage d'un vieux romantique (partie 1)

- Gamarjoba! (Bonjour). Ce fut mon premier mot prononcé dans l'aéroport de Tbilissi et il était adressé à une douanière, froide mais jolie. Je voulais saluer la géorgienne dans sa langue.

Tout de suite après, un deuxième mot est sorti : - Saperavi! (c'est le vin rouge géorgien). Cette exclamation car la femme derrière la barrière qui a tamponné mon passeport, m'a rendu le document avec une petite bouteille de saperavi. Une tradition récente, accueillir les hôtes, aux portes de la Géorgie, avec un cadeau. Grande tradition, oh mon Dieu !

Non seulement pour moi, mais aussi une agréable surprise pour tous les membres de notre groupe. Sept personnes (« Valiko, c'est sept avec moi ! ») : des journalistes azerbaïdjanais bien connus, des blogueurs, des photographes arrivés en Géorgie pour une tournée de presse. L'ambiance, déjà joyeuse, est montée d'un cran... et a rapidement encore pris de la hauteur lorsque nous avons rencontré notre guide, la charmante Marika Bogveradze. De manière général, Marika était incroyable ; bien que je la rencontrais pour la première fois, après quelques jours, il me semblait l'avoir connue toute ma vie.

Mais avec Tbilissi, c'était bien différent. Bien que je sois venu dans cette ville plusieurs fois, il me semblait toujours que j'y venais pour la première fois, et je ne me lassait pas d'errer dans la capitale géorgienne, en particulier dans les rues Avlabari et Maidan, incroyablement chaleureuses et pittoresques, ayant préservé l'esprit du vieux Tbilissi (Tiflis, comme ils l'appelaient avant)... Cependant, peu importe comment vous parcourez Avlabari, les voitures, les antennes paraboliques et certains autres attributs sont bien de notre époque... Et, prenant de la hauteur, en regardant autour de vous, vous pourrez percevoir au loin, au-delà des toits des vieilles maisons et des flèches des églises, des bâtiments ultra-modernes ressemblants à des vaisseaux spatiaux extraterrestres...

En fait, il est ici plus correct de ne pas dire "Tiflis", ni même "Tbilissi", mais plutôt "Tbilisso" ("eau chaude"). Vous vous en souvenez lorsque vous vous tenez debout sur la terrasse observatoire du temple sacré de Metekhi, d'où la majeure partie de la ville est parfaitement visible. Là, surplombant la rivière Mtkvari, il y a une statue équestre en bronze du roi Vakhtang, le premier Gorgosali, fondateur de Tbilisso. Une légende apparemment bien connue… Il était une fois (en 458), en chasse dans ces lieux sauvages, Vakhtang Gorgosali a vu un spectacle extraordinaire : un faisan, abattu par un faucon de chasse, est tombé dans la source et... il a bouilli ! Car il y avait ici une source chaude sulfurique. Il s'est avéré qu'il y avait en fait beaucoup sources similaires dans cet endroit. Une ville est née dans la région des eaux chaudes sulfureuses. Tout d'abord là où se trouve la place Metekhi. Plus tard, elle est devenue la capitale de la Géorgie (le tsar Dachi, héritier du trône après Vakhtang, a transféré la capitale de Mtskheta). Et le temple de Metekhi a subi le sort de bon nombre d'églises chrétiennes : détruit à plusieurs reprises par des ennemis, mais chaque fois recréé à partir de zéro...

Notre groupe, dirigé par la guide Marika, a longtemps erré dans Tbilissi, faisant "cliqueter" les appareils photos à tout va. Bien sûr, nous ne pouvions pas rester en place. Nous nous sommes installés dans le ROOM HOTEL, presque en plein centre ville. L'hôtel m'a amusé avec ses clés de chambre à l'ancienne et ses "barbes" en corde. Mais de manière générale, c'est un hôtel très décent avec un personnel poli et sympathique, avec une bonne table et avec un salon mémorable (deux murs sont sont couverts de livres, vous pouvez les prendre et les lire, mais ensuite, bien sûr, il faut les remettre en place. Cependant, tous les livres sont en anglais. Dans les chambres, tout est comme il se doit, il n'y a rien à redire. Comme je l'ai dit, nous ne pouvions pas rester en place (et qui donc le pourrait d'ailleurs ?) Et nous nous sommes promenés dans la ville. Nous avons longé la fabuleusement belle rue Shardeny, autrefois secteur commercial et aujourd'hui l'une des principales voies touristiques (son nom a été donné en l'honneur du voyageur français Jean Chardin, qui a visité Tbilissi au 17e siècle et a laissé une description détaillée de la ville et plusieurs croquis de celle-ci)... Nous avons visité le Théâtre de marionnettes, une idée originale du grand scénariste, artiste et sculpteur Rezo Gabriadze. Vive les mille années ! En marchant silencieusement, nous sommes entrés dans le temple Shioni pendant le service religieux, les filles étaient la tête couverte et les hommes, au contraire, avaient enlevé leur chapeau... J'entends les voix des anges ... Je me suis retourné, et il y avait là quatre femmes d'âge mûr qui chantaient, et, oh mon Dieu, que leurs voix étaient pures, émouvantes et harmonieuses !!! Nous avons visité (comment pourrait-il en être autrement) le Musée Mirza Fatali Akhundov, musée de la culture azerbaïdjanaise ; notre grand compatriote, écrivain d'avant-garde, poète, philosophe, personnalité publique, fondateur de la dramaturgie azerbaïdjanaise, qui a passé six ans de sa vie à Tbilissi (à Tiflis) dans la fonction publique. Des années très fructueusement pour la culture... Nous avons aussi visité les célèbres bains sulfuriques de Tbilissi.

Non loin des bains sulfuriques se trouve une petite gorge rocheuse avec une cascade. De nombreux ponts magnifiques traversent le ruisseau qui coule au fond de la gorge. Leurs garde-corps sont emplis de cadenas qui y sont accrochés, une coutume observée par les amoureux, car le cadenas, verrouillé avec une clé, symbolise la immortalité des cœurs amoureux...

Et les gens de Tbilissi sont vraiment gentils. Je peux en juger par leur attitude envers les chiens.

Oui les chiens. La ville en regorge, ils portent une "boucle d'oreille" à l'oreille, c'est-à-dire qu'ils sont marqués... Les chiens de Tbilissi sont mastocs, ils n'ont pas l'air de mourir de faim, et ils se baladent dans les rues, pour ainsi dire, avec dignité... Nous avons souvent vu les habitants de Tbilissi, non seulement caresser les chiens sauvage, mais aussi les nourrir.

... Ce jour-là, comme les jours suivants, pendant les fêtes, nous avons dégusté de merveilleux vins géorgiens ! Des vins géorgiens cultivés par des vignerons ingénieux à partir de merveilleux grains, qui ont absorbé le meilleur des quatre éléments, la terre, l'eau, l'air et le soleil… Des vins qui incarnent l'art séculaire des maîtres dans la culture de la vigne. Vous devez boire ce qu'ils sont. Il est mieux de les boire dans une corne ! "Suis-je un prince ou non ?"

C'était le premier jour en Géorgie... Et même si c'était en janvier, qu'il ne faisait vraiment pas chaud et que le vent déferlait, Tbilissi est magnifique par tous temps, à tout moment de l'année ! Cela vaut le détour, surtout pour ceux qui n'y sont jamais venus. "Voir Tbilissi... et mourir ?" Mais non! Voir Tbilissi… boire et et bien manger !!!

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