Bakou/Lagazetteaz
L'Azerbaïdjan dispose de réserves importantes pour atténuer l'impact de COVID-19 sur l'économie. C'est ce qu'a été déclaré à Lagazetteaz par Dmitry Pankin, président de la Banque de la mer Noire pour la reconstruction et le développement (BSRDC).
Ensuite, M. Pankin a ajouté que l'Azerbaïdjan est confronté à un défi supplémentaire en raison de la chute des prix du pétrole.
"Compte tenu de la part du secteur pétrolier et gazier dans l'économie du pays, la baisse des prix du pétrole a naturellement un impact négatif sur l'Azerbaïdjan, car la balance commerciale extérieure et le solde budgétaire consolidé en souffrent. Toutefois, les réserves monétaires accumulées les années précédentes au niveau de 100 % du PIB devraient contribuer à l’atténuation de l'impact de ces facteurs. Par exemple, si les prix du pétrole restent bas et/ou si la pandémie se prolonge, l'Azerbaïdjan pourrait être confronté à un déficit budgétaire consolidé en raison, à la fois, des prix du pétrole et de la faiblesse de l'activité économique. Dans le même temps, contrairement à la plupart des pays de la région, l'Azerbaïdjan peut financer ce déficit à partir des réserves accumulées plutôt que de recourir aux instruments de dette. Ainsi, l'Azerbaïdjan dispose de réserves substantielles qui peuvent être utilisées en cas de besoin. Toutefois, nous pensons qu'au lieu de gaspiller ses réserves, l'Azerbaïdjan va tout d’abord ajuster sa politique économique et prendre les mesures nécessaires pour garantir le maintien des réserves sur une longue période, ce qui est l'objectif du Fonds pétrolier", a-t-il déclaré.
M. Pankin a souligné que la plupart des pays font ce qui est juste en cas de pandémie.
"La vie des gens est en danger et les priorités de santé publique determinent la politique économique, il y a trop d'incertitude pour dire quoi faire et quand le faire. D'un point de vue économique, il est nécessaire de fournir un soutien et de développer des mécanismes pour que les entreprises puissent se maintenir à flot et commencer à travailler une fois les restrictions levées. L'Azerbaïdjan a beaucoup fait dans ce sens. Des mesures ont été prises pour soutenir les personnes dans le besoin par des versements monétaires, des exemptions fiscaux ont permis aux entreprises de ne pas licencier leurs employés, etc. ", - dit-il.
En conclusion, premièrement, il est nécessaire de développer une politique de protection de la santé publique, et deuxièmement, des mesures extraordinaires doivent être prises pour aider les personnes, les entreprises et tous les agents économiques à surmonter la pandémie et à reprendre leurs activités, a déclaré le président de la BSRC.
Il convient de noter que la BSTDB a été créée par l'Albanie, l'Azerbaïdjan, la Bulgarie, la Géorgie, la Grèce, la Moldavie, l'Arménie, la Roumanie, la Turquie, l'Ukraine et la Russie.