Paris / Lagazetteaz
Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) applique de nouvelles solutions d'énergie renouvelable dans la gestion de l'eau des régions du Turkménistan afin d'éviter les émissions de gaz à effet de serre (GES) et d'augmenter la disponibilité de l'eau, a indiqué à Lagazetteaz le PNUD.
Selon le PNUD, le projet « Efficacité énergétique et énergie renouvelable pour la gestion durable de l'eau au Turkménistan », mis en œuvre conjointement avec le Comité d'État pour la gestion de l'eau du Turkménistan, vise à fournir un approvisionnement en eau suffisant et écologiquement durable pour soutenir et améliorer les conditions sociales et les moyens de subsistance économiques de la population du Turkménistan, réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à la gestion de l'eau, prévenir et remédier à la salinisation des terres.
Grâce au transfert de technologie, à l'investissement et à la réforme des politiques, ce projet cherche à promouvoir une approche intégrée de la gestion de l'eau qui soit efficace en termes d'énergie et d'eau, qui réduise les causes profondes de la dégradation des terres et qui améliore les moyens de subsistance locaux et la prestation des services publics.
« L'application de nouvelles solutions d'énergie renouvelable à la gestion de l'eau permettra non seulement d'éviter les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi d'accroître la disponibilité de l'eau dans les régions éloignées. Cette approche intégrée sera appliquée de manière pratique et techniquement éprouvée d'abord sur des sites spécifiques de la région d'Akhal, puis éventuellement reproduite dans tout le pays par le biais d'une planification et d'une sensibilisation spécifiques à la région, ainsi que par le biais de politiques de soutien et d'investissements au niveau national », a déclaré la source.
Le PNUD a précisé les objectifs du projet :
Composante 1 : Introduire de nouvelles technologies dans l'agriculture irriguée et le pompage pour l'efficacité énergétique, la conservation de l'eau et la gestion durable des terres (GDT).
La première composante du projet est conçue pour atteindre trois résultats ciblés :
Amélioration de la base de connaissances nationale et fourniture de nouvelles informations techniques sur les technologies appropriées pour l'irrigation, les pompes, le pompage et la purification de l'eau à l'énergie solaire au personnel des agences de gestion de l'eau et aux agriculteurs ;
De nouveaux processus établis et mis en œuvre pour la planification, le déploiement et l'évaluation financière avant et après le déploiement de la gestion intégrée des ressources en eau, les audits et l'entretien des pompes, et le pompage et la purification de l'eau à l'énergie solaire ;
Économies d'énergie et d'eau directes, et réduction de la dégradation des sols grâce aux projets sélectionnés.
Composante 2 : Augmenter les investissements dans des infrastructures de gestion de l'eau efficaces, nouvelles et étendues.
Le deuxième volet du projet est axé sur l'augmentation des investissements dans des infrastructures de gestion de l'eau améliorées. Il vise à atteindre deux résultats connexes :
Réduction des pertes d'eau et de la consommation d'énergie associée via un investissement direct dans un projet d'infrastructure à grande échelle sur l'approvisionnement en eau municipal ;
Justification technique, environnementale et financière de l'augmentation des investissements dans le revêtement de canaux et/ou d'autres améliorations d'infrastructures à grande échelle pour réduire les pertes d'eau, la consommation d'énergie associée et la dégradation des sols.
Composante 3 : Fournir une planification locale et régionale spécifique et une sensibilisation à la GIRE (gestion intégrée des ressources en eau) et à la GDT parmi les agriculteurs et les concepteurs et gestionnaires du secteur de l'eau.
La troisième composante du projet soutient la mise en œuvre de la GIRE et de la GDT à l'échelle nationale par le biais de la planification et de la formation au niveau des régions et des districts dans les cinq régions. Elle vise à atteindre deux résultats connexes :
Des technologies et des investissements pour la GIRE et la GDT approuvés selon les nouveaux plans d'action technologiques dans les cinq régions ;
Les capacités institutionnelles/humaines pour la mise en œuvre de la GIRE et de la GDT sont utilisées et soutenues parmi les agriculteurs et les responsables locaux/régionaux de la gestion de l'eau dans les cinq régions par le biais de formations sur les meilleures pratiques ainsi que la compilation et la diffusion des leçons apprises.
Composante 4 : Développer et soutenir la mise en œuvre d'une réforme politique pour la GIRE.
La quatrième composante du projet vise les résultats suivants :
L'adoption et l'application de la réglementation sur le rendement et l'entretien des pompes ;
Le système opérationnel établi pour mesurer la consommation finale d'eau ;
Les règlements adoptés pour l'introduction progressive des tarifs pour l'utilisation finale de l'eau ;
Les politiques et les allocations budgétaires adoptées à l'appui de l'expansion des investissements dans l'amélioration des infrastructures d'irrigation et d'eau.
Le PNUD a évoqué que le projet avait été lancé en juillet 2015 et devrait s'achever en avril 2022.
Texte par Klavdiya Romakayeva