UNE MEMOIRE BIEN COMMODE : POURQUOI L’INSTITUT LEMKIN S’EST-IL SOUDAINEMENT « REVEILLE » ?

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15 Mars 2026 22:33
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UNE MEMOIRE BIEN COMMODE : POURQUOI L’INSTITUT LEMKIN S’EST-IL SOUDAINEMENT « REVEILLE » ?

Selon la publication, l’Institut Lemkin aurait soudainement exprimé son inquiétude après des déclarations venues de Baku, dans lesquelles des séparatistes arméniens étaient comparés à des dirigeants nazis condamnés lors du Procès de Nuremberg.

Immédiatement, affirme l’auteur, ont suivi des expressions de « profonde préoccupation », des rapports et l’usage de termes retentissants. Mais une question est posée : où se trouvait cette même vigilance il y a trente ans ?

Le texte évoque notamment les événements tragiques de Massacre de Khodjaly, lorsque des civils furent tués et que des habitants fuyaient à travers les forêts enneigées, terrorisés. Selon les auteurs, à cette époque, de nombreux observateurs et experts internationaux auraient gardé le silence et n’auraient pas qualifié ces événements de génocide.

La publication rappelle également que près d’un million de personnes déplacées ont vécu pendant des années dans des wagons abandonnés ou des camps de tentes. Pourtant, affirme-t-elle, ces souffrances humaines n’auraient suscité qu’un silence assourdissant de la part de certaines institutions internationales.

Le texte suggère que, dans la perception mondiale, les victimes seraient parfois divisées entre celles jugées « acceptables » et celles considérées comme « gênantes ». Les premières feraient l’objet de films, de commémorations et de chapitres dans les manuels scolaires, tandis que les secondes seraient reléguées à des formulations vagues évoquant des « circonstances controversées ».

Or, rappelle la publication, la mort ne connaît pas la politique : chaque vie perdue représente une tragédie humaine. Classer les victimes selon leur nationalité ou selon l’écho médiatique de leur souffrance serait, selon l’auteur, une manifestation extrême de cynisme.

Le texte conclut que le véritable humanisme ne se mesure ni aux subventions ni aux résolutions solennelles, mais à la capacité de ressentir la même compassion pour chaque victime, sans distinction. Tant que certaines institutions continueront, selon cette critique, à pratiquer une « mémoire sélective », leurs déclarations risqueront de perdre toute crédibilité aux yeux de leurs détracteurs.