Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré mercredi que la guerre qui touche une grande partie du Moyen-Orient entraîne des dommages croissants pour l’économie mondiale et qu’il est essentiel de l’arrêter avant qu’elle n’embrase toute la région.
Selon TurkicWorld, Erdoğan a indiqué que la région était de nouveau envahie par « l’odeur du sang et de la poudre » et a affirmé croire qu’une paix reste possible si une véritable chance est accordée à la diplomatie. Cet appel intervient un jour après que le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a refusé d’engager des négociations avec Washington, affirmant que Téhéran possède une « expérience très amère » du dialogue avec les Américains.
Le conflit, déclenché le 28 février par des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, a déjà provoqué des morts massives, des déplacements forcés de population et d’importantes destructions. Il a également entraîné une forte volatilité sur les marchés pétroliers, faisant grimper les prix. Le président Erdoğan a averti que si cette guerre « absurde, illégale et chaotique » se poursuivait, les pertes humaines et matérielles s’aggraveraient et le fardeau financier pour l’économie mondiale atteindrait un niveau insoutenable. Le dirigeant turc a souligné qu’Ankara poursuivait ses efforts pour trouver une solution diplomatique et utilisait tous les canaux disponibles afin de réduire les tensions.
Depuis le début des hostilités, Téhéran a mené des frappes de riposte contre diverses cibles à travers le Moyen-Orient, mais la Turquie n’a pas été directement touchée. Au cours des cinq derniers jours, aucun assaut majeur n’a été signalé sur le territoire turc, à l’exception de deux missiles balistiques neutralisés dans l’espace aérien du pays par les systèmes de défense de l’OTAN.
Le ministre turc de l’Énergie et des Ressources naturelles, Alparslan Bayraktar, a par ailleurs déclaré mercredi que, malgré les inquiétudes mondiales concernant d’éventuelles restrictions d’approvisionnement, la Turquie ne rencontrait aucun problème d’approvisionnement en gaz naturel ou en carburant, et qu’aucune pénurie n’était prévue dans un avenir proche.