Un pétrolier en feu, un marin a été tué, la navigation en danger dans le détroit d’Ormuz :
Le conflit engagé le 27 février entre les États-Unis, Israël et l’Iran produit déjà des répercussions directes sur le transport maritime. Un petit pétrolier est en feu à proximité du détroit d’Ormuz, un autre a été pris pour cible au large d’Oman, causant la mort d’un marin. Plusieurs ports ont subi des dégâts ou ont fermé leurs installations. Le trafic par le détroit d’Ormuz — qui concentre à lui seul près d’un quart des échanges pétroliers maritimes mondiaux — est quasiment à l’arrêt, même si au moins un navire chinois serait parvenu à le franchir. De nombreux porte-conteneurs font désormais demi-tour pour éviter la zone.
Au moins deux navires ont été visés dans le détroit d’Ormuz, en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, lesquelles ont tué le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, dans la soirée du 28 février.
Un premier incident s’est produit le 1er mars : un petit pétrolier a été ciblé à cinq milles nautiques au nord du port omanais de Khasab. Selon plusieurs sources, quatre membres d’équipage du Skylight (11 000 tonnes de port en lourd, construit en 2006) ont été blessés. Les 20 marins, de nationalités indienne et iranienne, ont été évacués par les autorités omanaises.
Le navire, battant pavillon des Palaos — qui l’a depuis radié de son registre selon un communiqué — avait été placé sous sanctions américaines à la fin de l’année 2025, dans le cadre d’un train de mesures visant l’Iran. L’origine de l’attaque, possiblement due à une erreur, demeure inconnue. Le bâtiment est enregistré comme appartenant à la société Red Sea Ship Management.
Un second navire, le pétrolier MKD Vyom (74 000 tonnes de port en lourd), propriété de l’armateur émirati Infinity Ships, a été touché le 1er mars par un projectile, provoquant une explosion suivie d’un incendie à bord. L’information a été confirmée par son gestionnaire, le géant du shipmanagement V.Ships.