« Le président turc a confirmé son invitation à notre président à se rendre en Turquie », a déclaré jeudi le conseiller de M. Poutine, Yuri Ushakov, selon l'agence de presse Interfax.
Les préparatifs du voyage sont en cours, a-t-il ajouté, bien qu'aucune date n'ait encore été fixée.
La Turquie fait partie des quelques pays qui ont maintenu des relations avec la Russie et l'Ukraine depuis l'invasion de son voisin méridional par Moscou.
Bien qu'elle ait critiqué l'offensive russe, Ankara tente d'équilibrer ses liens étroits et s'est positionnée comme une partie neutre essayant de servir de médiateur entre les parties belligérantes.
En outre, la Turquie hésite à participer aux sanctions contre la Russie depuis que celle-ci a envahi l'Ukraine voisine en février dernier.
Des rapports précédents affirmaient que le président ukrainien Volodymyr Zelensky se rendrait également en Turquie pour rencontrer M. Erdogan.
La Turquie et les Nations unies ont négocié en juillet dernier à Istanbul l'initiative historique sur les céréales de la mer Noire afin de libérer les exportations de millions de tonnes de céréales des ports ukrainiens de la mer Noire, bloquées après l'invasion russe du 24 février.
La Cour pénale internationale (CPI) a entre-temps émis un mandat d'arrêt à l'encontre de M. Poutine pour avoir ordonné la guerre non provoquée contre l'Ukraine.
La participation du dirigeant russe au sommet annuel des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), qui se tiendra cet été à Johannesburg, est donc considérée comme improbable. L'Afrique du Sud reconnaît la compétence de la CPI et serait contrainte d'arrêter M. Poutine dès son arrivée.