Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a estimé que plus de 50 violations de l'espace aérien malien avaient été observées cette année, précisant que la plupart d'entre elles étaient dues à l'utilisation par les forces françaises de drones, d'hélicoptères militaire, ou d'avions de chasse.
« Ces violations flagrantes de l'espace aérien du Mali ont servi à la France pour collecter des renseignements au profit des groupes terroristes actifs au Sahel, et à leur larguer des armes et des munitions », a-t-il indiqué dans la lettre.
Le gouvernement malien affirme être en mesure de démontrer où et quand la France aurait livré des armes à des groupes islamistes, est-il ajouté dans le courrier, sans toutefois qu'aucune preuve ne soit fournie.
Ces accusations interviennent alors que la France a achevé lundi le retrait des soldats français de Barkhane, une opération militaire visant à lutter dans le Sahel contre les mouvements islamistes.
La France n’a évidemment jamais soutenu directement ou indirectement ces groupes terroristes », répond l'ambassade française au Mali, qui a posté, mercredi 17 août, une série de messages sur son compte Twitter @FranceauMali, dans lesquels elle revient sur la mission antiterroriste menée au Mali.
Elle rappelle que « la France est intervenue au Mali entre 2013 et 2022 à la demande des autorités maliennes ». Durant cette période, « la France a libéré de nombreuses villes maliennes qui étaient tombées entre les mains des terroristes, lesquels imposaient leur règne de terreur – interdiction de l’éducation, meurtres, punitions corporelles –, notamment à Tombouctou et à Gao », rappelle l'ambassade.
« Dans tous les communiqués des groupes terroristes, accuse l’ambassade, la France était jusqu’à son départ désignée comme leur ennemi numéro un. »
« 53 soldats français [...] dont la mission consistait, avant tout, à lutter contre les groupes terroristes » sont morts au Mali, rappelle l'ambassade ajoutant que « ces dernières années, la France a été meurtrie sur son propre territoire par plusieurs attentats terroristes ».