Après avoir manqué de peu la présence au second tour des présidentielles, Jean-Luc Mélenchon a appelé les français à assurer le grand retour de la gauche aux législatives en donnant à la NUPES (LFI-PS-PC-EELV) la majorité au parlement, et en lui permettant ainsi de devenir premier ministre.
Pense-t-il alors déjà à 2017 ?
« La vie est pleine d’imprévus. Est-ce que j’ai envie ? Non. Je ne suis pas un candidat pour l’éternité. Ça va à la fin… Faut aussi, à un moment ou à un autre, que les choses se mettent en place. Je serai le prochain Premier ministre, c’est déjà assez me demander », a assuré le député des Bouches du Rhônes, interrogé sur une potentielle candidature à la prochaine présidentielle, au micro du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, dimanche 22 mai, tout en ajoutant avec humour : « Il faut dire que je suis un fameux candidat. (…) Parce qu’il y a un an deçà, vous me donniez pour mort ».
Jean-Luc Mélenchon en a profité pour mettre en doute la légitimité du président de la République Emmanuel Macron, un chef d’État « sans mandat », et critiquer la nomination d’Élisabeth Borne à Matignon, qui traîne « un casier de maltraitance sociale extrêmement chargé ».